‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 317 sur 372 · En passant » est en français dans le texte · texte numérisé non relu

En passant » est en français dans le texte

420 L'INTRIGUE ET L’AMOUR

LE PRÉSIDENT

J'ai assez de feux d'artifice dans nia propre maison, qui pourraient bien faire sauter en l’air toute ma grandeur. Vous venez à souhait , mon cher maréchal , pour me conseiller, pour m’aider activement, dans une affaire qui peut ou nous pousser tous deux ou nous perdre complètement. Asseyez-vous.

LE MARÉCHAL

Ne me faites pas peur, mon bon.

LE PRÉSIDENT

Comme je vous le dis.... nous pousser ou nous perdre complètement. Vous savez mon projet au sujet du major et de milady. Vous comprenez aussi combien cette union était indispensable pour affermir notre fortune à tous deux.... Tout peut crouler, Kalb! Mon Ferdinand ne veut pas.

Ne veut pas.... ne veut pas.... mais je l’ai déjà publié dans toute la ville. Ce mariage est dans toutes les bouches.

LE PRÉSIDENT

Vous risquez de passer pour un hâbleur aux yeux de toute la ville. Il en aime une autre.

LE MARÉCHAL

Vous plaisantez. Est-ce bien là un obstacle?

LE PRÉSIDENT

Pour cette tête obstinée, le plus insurmontable de tous.

LE MARÉCHAL

11 serait assez insensé pour repousser sa fortune? Quoi?

LE PRÉSIDENT

licmandez-le-lui, et écoutez ce qu’il vous répondra.

UE MARÉCHAL

Mais, mon Dieu'! que peut-il donc répondre?

LE PRÉSIDENT

Qu’fl veut dévoiler à tout l’univers le crime par lequel nous nous sommes élevés.... qu’il veut dénoncer nos fausses lettres, nos fausses quittances.... et nous livrer l’un et l’autre au glaive de la justice. Voilà ce qu’il peut répondre.

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