I.’IN TRIGUE ET I.’AMOUR
' LOUISE
Ne me poussez pas à bout, Walter! J’ai de la force d’àme autant qu’une autre.... mais il faut que l’épreuve soit humaine. Walter, ce mot encore, et ensuite séparons-nous.... Une horrible destinée a jeté la confusion dans le langage de nos cœurs. S’il m’était permis d’ouVrir la bouche, Walter, je pourrais te dire des choses.... je pourrais.... mais la fatalité cruelle a encliainé ma langue comme mon amour, et il faut que j’endure que tu me maltraites comme une ignoble courtisane.
FERDINAND
Te sens-tu bien, Louise'!
Pourquoi cette question?
FERDINAND
C’est qu'autrement je serais affligé pour toi que tu dusses partir d’ici avec un mensonge sur la conscience.
LOUISE
Je vous en conjure, Walter.,..
Ferdinand , avec des marques de violente agitation.
Non, non! Cette vengeance serait trop satanique! Non! Que Dieu m’en préserve! Je ne veux pas pousser le châtiment jusque dans l’autre monde.... Louise, as-tu aimé le maréchal? Tu ne sortiras plus de cette chambre.
LOUISE
Demandez ce que vous voudrez. Je ne répondrai plus. {Elle s'assoit. )
Ferdinand, <T un ton plus grave.
Songe à ton âme immortelle, Louise!... As-tu aimé le maréchal? Tu ne sortiras plus de cette chambre.
LOUISE
Je ne réponds plus.
Ferdinand, dans une terrible agitation, se jette à ses pieds.
Louise! As-tu aimé le maréchal? Avant que cette lumière achève de brûler.... tu paraîtras.... devant Dieu!
louise se lire d'un bond, tout effrayée.
Jésus! Qu'est cela?... et je me sens très-mal. {Elle retombe en arrière, sur son siège.)