V^ttipce du monde, le ciel et la terre
3. Vraisemblablement le jour et la nuti; mais il faut convenir que l’allégorie
PAHABOLKS ET ÉNIGMES.
Connais-tu ce lalileau, sur un fond tendre? Il se donne à luiméme la lumière vt l'éclat. A toute heure il est autre, et toujours frais et entier. Il est exécuté dans le plus étroit espace; le plus petit cadre l’entoure : cependant toute grandeur qui te frappe, tu ne la connais que par ce tableau.
Et peux-tu me nommer ce cristal? Nulle pierre précieuse ne l’égale en valeur; il brille, sans jamais brûler, il attire à lui tout l’univers. I>e ciel mémo se peint dans son cercle merveilleux. Et pourtant ses reflets sont encore plus beaux que ce qu’il reçoit du dehors'.
Une construction s’élève depuis les temps les plus reculés : ce n’est ni un temple, ni une maison ; un cavalier peut chevaucher cent jours, sans en faire le tour, sans arriverai! bout.
Des siècles ont passé dessus; elle a bravé l’assaut du temps et des orages; elle s’élève libre sous la voûte céleste; elle atteint aux nues et se baigne dans la mer.
Ce n’est pas une vaine ostentation qui l’a dressée; elle sert au salut des hommes, elle défend et protège; on ne connaît rien de pareil sur la terre , et pourtant c’est une œuvre de la main des hommes’.
est un peu vague et l’on s’explique que d’autres, bien que ces solutions soient encore moins satisfaisantes, aient appliqué l’énigme au patsé et au prêtent; d’autres encore à la jeunesse et à la vieillesse.
1. Vetil Voyez la note 2 de la page 328. — Voici quelle est, dans Turandot, la solution de l’énigme ;
c Ce tableau délicat, qui, cnrertné dans le plus petit cadre, nous montre l’immensité, et le cristal où ce tableau se peint et qui a un reflet encore plus beau : c’est l'œil où le monde s’imprime , c’est ton ail quand il jette sur moi un regard d’amour. i
te second vers (« Il se donne à lui-même la lumière et l’éclat ») s’explique par la théorie de Goethe , qui attribue à l’œil une lumière propre , une nature solaire.