‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 133 sur 311 · LA MUSE ALLEMANDE · texte numérisé non relu

LA MUSE ALLEMANDE

Jamais siècle d’AugusIe n’a fleuri pour l'art allemand .jamais ne lui a souri la bonté d'un Médiris. 11 n’a pas été cultivé par la gloire, il n’a pas épanoui sa fleur aux rayons de la faveur des princes.

Le plus grand des fils de rAllemagnc, le grand Frédéric, le laissa s’éloigner de son trône sans protection, sans honneur. L’Allemand jieut le dire avec orgueil, et son cmur en peut baltn* plus fièrement ; il a lui-méme créé son mérite.

Aussi se dresse-t-il en dôme plus sublime , aussi jaillit-il à flots plus abondants , le noble chant des bardes de rAllemagne, et, se dilatant dans sa projire plénitude, s’élançant des sources profondes du cœur, se joue-t-il de la contrainte des règles.

LE GÉNIE ALLEMANDA

Tends, Allemand, à la force romaine, à la beauté grecque!... tu as vi.sé à toutes deux avec succès.... mais la saillie gauloise jamais ne t’a réussi.

1. Celle pièce esl ilc IWiO. — 2. Almaunch des Muses de ITM*.

POÉSIES DÉTACHÉES

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