SCHILLER. — POC.SIES
POÉSIES DÉTACHÉES
LF CIIŒUB.
Millions tl’iHrrs, soyez tous einbmssés d’une commune ('•treinle! .\n monde entier ce baiser! Frères.... au-dessus de la tente étoilée doit habiter un bon père.
Vous à qui échut l’heureux destin d'étre l’ami d’un ami, vous qui avez conquis une aimable compagne, mêlez vos transports aux nôtres! oui.... (piiconquc sur ce globe peut nommer sienne ne fùl-ce qu’une dme! Mais celui qui jamais ne l’a pu, qu’il s’esquive en pleurantde notre réunion*.
LE CnCBDF.
Que tout ce qui habile le grand cercle terrestre, rende hommage à la sympatliie! Elle nous guide vers les astres, où s’élève le trône de l’Inconnu.
Tous les êtres boivent la joie aux mamelles de la Nature. Tous les bons, tous les méchants suivent sa trace semée de roses. Elle nous donna les baisers, la vigne; un ami éprouvé jusqu’à la mort. Le plaisir est le partage du vermisseau, et le chérubin est debout devant Dieu.
LF CBŒI’F.
Vous VOUS prosternez, millions d’êtres? .Monde, pressens-tu
1. Combien la strophe serait plus paétif]iie et plus humaine, dit Jean Paul Ricl.ter, si l'on y changeait simplement trois lettres, et si au lieu des mots :