‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 173 sur 311 · A LA JOIE · texte numérisé non relu

A LA JOIE

le créateur? Cherche-le aiHlessus de la tente étoilée, c'est par delà les étoiles ipi'il doit habiter.

La Joie, c’est le nom du puissant ressort de la nature éternelle. C’est la Joie, la Joie qui meut les rouages dans la grande horloge du ntonde. Son attrait fait édore les Heurs de leurs germes; du firmament, les soleils; elle roule des sphères dans, les espaces que ne connaît pas la lunette de l’astronome.

i.r ciKEcn.

Joyeux, comme volent les soleils du Très-Haut par la voûte splendide des cieux, suivez, frères, votre! route; joyeux, comme un héros qui marclie à la victoire '.

De l’éclatant miroir de la vérité la Joie sourit au génie scrutateur. Elle guide le martyr vers la cime escarpée de la vertu. Sur le mont radieux de la foi on voit flotter ses bannières par la fente des cercueils (}ui éclatent, on la voit debout dans le chœur des anges.

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