AU PRINTEMPS
Sois le bienvenu, bel enfant! toi. les délices de la nature! Avec ta corbeille de fleurs, sois le bienvenu dans la campagne!
Ah! te voilà donc de retour, et tu es si aimable et si beau, et nous nous réjouissons si cordialement de voler à ta rencontre!
Mais penses-tu encore à ma mie? Ah! cher printemps, songe donc! ma mie, là-bas, m’a aimé, et ma mie m’aime encore!
Pour ma mie mes prières obtinrent de toi mainte fleur.... Je viens et je te prie encore, et toi?... tu m’en donnes toujours.
Sois le bienvenu, bel enfant! toi, les délices de la nature! Avec la corbeille de fleurs, sois le bienvenu dans la campagne!
1. Anthologie. En republiant ce petit poème, l'auteur n'y a fait qu'un seul changement. Il a remplacé, dans Uavant-dernière strophe, erbr/teln, « obtenir en mendiant » et brftelii, h mendier, » par erbitien^ « obteniren priant, » et bitfen « prier. »
POÉSIKS DftTACIlKKS.
LE COMTE ÉBERHARD LE URMOYEUR,