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3. Ce petit compliment enfantin est de 1796. H fut publié d’abord dans une biographie du célèbre eiégète Griesbach, professeur à l université d’Iéna, et mari de la dame à laquelle ces vers furent pré^ntés par le petit Charles Schiller, alors âgé de trois ans, bis aîné de lauteur. — C'est, comme l'onsait, la coutume en Allemagne d’associer la femme au titre, quel qu’il soit, de son mari. Il n’cst pas de nom de fonction, honoraire ou réelle, qu’on ne mette ainsi au féminin.
POÉSIES DÉTACHÉES
Dites vous-même ce que je dois vous souhaiter : je ne sais qu’imaginer; car enlin vous avez cuisine et cave pleines, rien ne manque dans vos armoires.
Asperges et petits pois poussent presque sur votre table; vos groseilles et vos reines-claudes fleurissent à souhait.
A propos de groseilles, je me souviens qu’elles ont un goût parfait, et quand elles seront mûres, faites que je le sache.
Vous nourrissez beaucoup de porcs gras , et donnez la pâture aux poules; la vache dans l'étable crie : mou! mou! et vous fournit du lait et du beurre.
Tout le monde , jeunes et vieux, vous aime tant, et à votre cher et digne mari tout a réussi on ne peut mieux.
Vous êtes bien portante , j'en loue et bénis Dieu ! et il faut que vous le restiez bien gentiment toujours. Oui , écoutez! ne soyez jamais malade , pour qu’ils ne vous écrivent pas d'ordonnance.
Et maintenant bonjour! je vous dis adieu. J’ai été , n’est-ce pas ? bien discret aujourd’hui.... Pourtant vous pourriez , avant que je m’en aille , me couper une tartine de beurre.