LA CAUTION
DAMON ET PHINTIA8.
Damon*, un poignard sous sa robe, s’ esf glissé près du tyran Denys; les satellites le jettent dans les fers ; € Que voulais-tu, armé de ce poignard? parle! s’écrie le furieux, d’un air sombre. — Délivrer la ville du tyran. — Tu expieras ton crime sur la croix.
— Je suis prêt à mourir, dit Damon, et ne demande pas la vie; mais si tu veux m’accorder une grâce, donne-moi, je t’en prie, trois jours, le temps d’unir ma sœur à son fiancé. Je te laisse mon ami pour caution; tu peux, si je t’échappe, le faire mourir. »
Le roi sourit avec une perfide malice, réfléchit un instant et
1. CoiDpoate en 1798, et publiée d’abord dans l’Aimunacft des Vuses de 1799.