‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 56 sur 311 · COMME IL PARTAIT POUR PARIS · texte numérisé non relu

COMME IL PARTAIT POUR PARIS

(Ciiaotti dan» un cercle iiiiiae.)

Eh bien ! qu’une derniere fois la coupe se remplisse pour le cher voyageur, qui prend congé de ce vallon tranquille, berceau de son enfance.

Il s’arrache au palais de son père, aux bras de ceux qu'il aime, pour aller visiter cette ville orgueilleuse , cette ville de citoyens, agrandie par les dépouilles des nations.

La di.scorde fuit, les tempêtes se taisent, la guerre est enchatnée, et l’on [leut maintenant descendre dans le cratère d’où montait la lave ’.

Uu’un destin propice te conduise à travers cette vie agitée et sans frein. Le ciel t’a donné un cœur pur; oh! rapporte-le pur.

Tu verras les pays qu’a foulés le fougueux attelage de la guerre; mais déjà, en souriant, la paix bénit les campagnes et sème l’or des moissons.

Tu salueras le Uhin vénéré, qui Jamais n’oubliera ton il-

1. Charles-Frédéric, qui régna de 18J8 à 18X3. ('.'était lo fila aîné de Charles-Auguste. — Cette chanson est de IgU?.

3. I-a paix de Lunéville avait été conclue le 9 février 1801.

870 POÉSIES DÉTAr.HÉES.

lustre aïeul •, tant que ses eaux iront se jeter dans le lit de

l’Océan.

Sacrifie, en ces lieux, aux mines illustres du héros, et offre au Rhin, vieux défenseur des frontières des Germains, le vin qu’il nous donne.

Que l’esprit national t’accompagne, quand la planche flexible le portera sur cette autre rive où s’éteint la foi allemande.

LE

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