‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 87 sur 311 · La première édition ajoute ici un distique · texte numérisé non relu

La première édition ajoute ici un distique

( Hector combattit pour son foyer sacré, mais le guerrier pieux tomba victime du mortel heureux, car les dieux ne lui étaient pas propices. >

POÉSIES BÉTACIIÉES.

(le Vi'nus ! Souflre qu’elle soit heureuse par nature ; lu la vois , tu CS lieureux par elle.' Comme elle brille sans mérite, de mùme elle te ravit.

Réjouis-toi que le don de la mélodie descende du ciel ; que le poète te chante ce que la .Muse lui a enseigné! Parce que le dieu l'anime, il devient dieu pour qui l’écoute. C’est parce qu’il est heureux que lu ])cux l’être par lui.

Sur le marché diligent, que Thémis tienne la balance, et que le salaire se mesure sévèrement à la peine ; mais seul un dieu appelle la Joie sur les joues des mortels; où il ne se fait point de miracle, vous ne verrez pas d’heureux.

Toute cliose humaine doit d'abord naître, et croître, et mûrir , et le temps, qui développe et façonne, la conduit d’une forme à une autre. .Mais le bonheur, la beauté , tu ne les vois point se faire. Toute Vénus terrestre naît comme la première Vénus, la Vénus du ciel , création mystérieuse .sortie de la mer inlinie ; comme la première Minerve , ainsi , de la tête du Dieu du tonnerre, s’élance, armée de l’égide, toute pensée de lumière*.

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En avant , hardi navigateur ! Que l’esprit moqueur te raille ; que le pilote au gouvernail laisse tomber sa main fatiguée. Vogue toujours, toujours vers l'Occident! Là se montrera, il le faut, la côte; car enfin elle s’étend . distincte et brillante, aux yeux de ton génie. Conliev-toi au dieu qui te guide, et suis

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