‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 99 sur 311 · Yuyez la noie précédcnle · texte numérisé non relu

Yuyez la noie précédcnle

CHANSON A BOIRE LE PUNCH

Ce que nous apprêtons sur l'autel domestique, n’est qu’un pile breuvage; ce que forme et anime la nature brille d’un éternel éclat.

Mais nous puisons avec joie dans la coupe la liqueur terne ; l’art aussi est un don du ciel , bien qu’il emprunte sa flamme à un foyer terrestre.

L’immen.se empire des forces est ouvert à son action : formant avec le vieux du neuf, il s'égale au Créateur.

Le faisceau même des éléments se rompt à sa voix souveraine; avec des llammes terrestres ', il imite le céleste dieu du soleil.

.\u loin, vers les îles Fortunées, il dirige la course des navires; et les fruits d’or du Midi, il les débarque à monceaux dans le Nord.

Que cette liqueur de feu nous soit donc un signe et un emblème de ce que l’homme peut conquérir par la volonté et la force.

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