‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 138 sur 357 · I.E LIEUTENANT · texte numérisé non relu

I.E LIEUTENANT

Vous ne me reconnaissez pas?

LAURETTE

Honnête Homfroy, taisez-vous!

Avez-vous oublié votre fidèle lieutenant 7

LAURETTE

O ciel ! ce serait vous!

LE LIEUTENANT

C’est moi, ma chère âme ! moi, votre fidèle esclave, qui ai pris ce déguisement pour tromper les yeux de votre père.

LAURETTE

Oh! en vérité, c’est charmant! Comme vous êtes déguisé, mon cher lieutenant! Quel air délicieusement laid vous avez! il est impossible, j’cn suis sûre, que personne vous reconnaisse. Ha! ha ! ha ! vous savez que je suis sous votre protection. Mon père vous a chargé de me garder de près.

le lieutenant, s'approchant d'elle.

Il est vrai, mon ange; permettez donc que j’accomplisse ponctuellement ses ordres.

laurette, le repoussant.

De grâce, mon cher Homfroy, —

LE LIEUTENANT

Je ne fais qu'exécuter les intentions de votre père.

11 vent l'embrasser.

Revient LE JUGE.

LE JUGE

Laurette, — ma — Que diantre! que vois-je?

LAURETTE

Allons, un seul baiser, et puis tenez-vous tranquille.

Votre très-humble serviteur, honnête Homfroy, — excusez ! — que je ne vous interrompe pas !

LAURETTE

O mon Dieu ! papa ! — c’est une si bonne âme qu’Homfroy, — je vous assure qu’il n’y a pas le moindre mal ; — il n’y a eu dans votre fait rien que de respectueux; n’est-il pas vrai, Homfroy?

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