‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 178 sur 357 · SCÈNE U · texte numérisé non relu

SCÈNE U

Un jardin.

Arrivent LOVELESS et UN DOMESTIQUE.

LOVELESS.

Ma femme est-elle au logis?

LE UOMESTIQLE.

Non, monsieur ; voilà une demi-heure qu'elle est sortie.

Bien, laisse-moi. [fa domestique s'éloigne.) C’est singulier comme cette veuve occupe ma pensée ; — jamais mon cœur ne fut saisi d’une émotion plus soudaine. — Il est étrange que ma femme l’ait choisie entre toutes celles de son seie pour en faire sa compagne; mais ce que le destin a voulu, que le destin en réponde, — je ne l'ai point cherché. — Ciel! elle vient.

Arrive BÉRINTHIA.

BÉRINTHIA.

Qui peut vous donner, monsieur, cet air grave et pensif? Vous n’êtes point malade, j’espère?

LOVELESS.

Je me demandais, madame, si je l’étais ou ne l’étais pas ; c’était là ce qui me donnait l'air pensif.

BÉRINTHIA.

C'est donc une question bien difficile à résoudre? Je croyais

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