‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 24 sur 357 · ACTE I!, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I!, SCÈNE I

E..lre LABROSSE.

LABROSSE

Il faut, monsieur, que votre père soit diantrement courroucé; il a descendu l'escalier quatre à quatre, grommelant, grondant, et frappant à grands coups sur la rampe; le chien du cuisinier et moi, nous nous tenions à la porte dans unchumbicattitude, — crac! le voilà qui m'allonge sur la tôte un coup de canne, en me disant de porter cela à mon maître ; puis, d'un coup de pied, il jette le pauvre chien dans le carré1 de la cuisine, en s’écriant que nous sommes trois têtes de cuistres dans un bonnet. Sur ma parole, monsieur, si j 'étais à votre place, et si j’avais le malheur d'avoir un père d’aussi mauvaise compagnie, je renoncerais certainement à sa connaissance.

LE CAPITAINE

Cesse les imperlinens propos. — Est-ce là tout cc que tu as à me dire? Va-t’en !

Il le pousse et sort.

LABROSSE, Seul.

Ma foi, sir Antony arrange joliment mon maître ; il n’ose répliquer à son père, et c’est sur le pauvre Labrosse qu’il exhale sa mauvaise humeur. Quand on est vexé par quelqu’un, se venger sur le premier qui nous tombe sous la main, c’est l’indice du caractère le plus détestable, le plus vil, —

Entre EN COMMISSIONNAIRE.

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