‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 26 sur 357 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

L’csplanaile du nord.

Arrive LUCIE.

LUCIE

Allons, il me faut inscrire sur les tablettes de ma maîtresse un nouveau prétendant, — le capitaine Absolu. Toutefois, n’inscrivons son nom qu’après que ma bourse en aura reçu l'avis officiel et en forme. Sir Lucius est ordinairement plus ponetuel, quand il vient demander des nouvelles de sa chère Dalia, comme il la nomme je m’étonne qu’il ne soit pas encore arrivé î

Arrive SIR LUCIUS TÊTE-CHAUDE.

SIR LUCIUS

Ah ! ma petite ambassadrice, sur ma parole, voilà déjà quelque temps que je te cherche ; voilà une demi-heure que je me promène sur l’esplanade du midi.

lücie , d'un ton de naïveté affectée.

O mon Dieu! et moi qui vous attendais ici au nord.

SIR LUCIUS

En vérité! c’est probablement pour cela que nous n’avons pu nous rencontrer. Ce qui m’étonne, c’est que tu aies pu passer sans que je t’aie vue ; — car je faisais un petit somme au café de l’Esplanade, et j’avais pour cela choisi la .fenêtre, afin de ne point te manquer.

LUCIE

Merci de ma vie ! je parierais six pence que j'ai passé pendant que vous dormiez.

SIR LUCIUS

C'est probable ; et je ne me suis aperçu qu’il était si tard que lorsque je me suis éveillé. Mais, ma chère petite, n'as-tu rien ‘'pour moi?

LUCIE

Si fait; — j’ai dans ma poche une lettre pour vous.

En vérité! je me doutais que tu n’étais pas venue les mains vides. Voyons ce que dit la chère enfant.

LUCIE

Tenez, sir Lucius.

Elle lui donne une lettre.

Page 1