ACTE II, SCÈNE II. m
Et comment tant d’ardeur n’est-clle plus que glace?
Ah ! de votre valeur laissez couler les flots.
Et par mille aquéducs, et par mille canaux.
De tous ces flots divers réunissant la rage ,
De l’ennemi commun consommons le naufrage POUF.
Bravo! voilà, j’espère, qui s’appelle filer une métaphore'
sut W RALEICH.
Ah! c’en est fait , seigneur, ton souffle généreux Vient d’enfler tout-à-coup nos esprits belliqueux ; Resserrons les liens d’une union durable;
Ici tons se donnent la mai*.
Et si , perdant l’espoir et notre dernier câble,
Le destin ennemi s’appesantit sur nous ,
Amis, par l’amitié, bravons encor ses coups,
Et contreja mort même allant à l'abordage,
Tombons avec la gloire en un commun naufrage.
LF.ISTER.
D'Albion par ta voix le génie a parlé 1 Amis , je suis content ; ainsi tout est réglé ,
Nous sommes tous ici des hommes de courage.
HC
LEISTER.
Et chacun de nous jure de faire rage.
TOUS
Oui I ouil
sia w. RALEICH.
Nous sommes tous résolus à périr 1 LE1STER.
Vivre libre ou mourir!
TOCS.
Vivre libre ou mourirl
LEISTER.
Tous ! tous !
DESLOGES
Nemint contradicente. Unanimité complète.
, POUF
Oh ! pour cela oui ! Lorsqu’ils sont d'accord sur la scène, Jeui unanimité est admirable.
LEISTER.
Embrassons-nous 1 O Mars I
Il s'agenouille
MORDANT
Comment diable! est-ce qu’il va faire «es prières?
POUF
Dans les temps critiques, il n’y a rien de tel qu’une prière.
LEISTER.
O Mars 1 dieu tutélaire, —
DESLOGES
Pourquoi s’adresse-t-il au dieu Mars ?
Chut 1
LEISTER.
Si , de bonne heure instruit dans ton art salutaire ,
Vouant mon existence à défendre l’État,
J’appris, de point en point, le métier du soldat ;
Si par mes seuls hauts faits , promu de grade en grade ,
Je me vis un beau jour général de brigade Entends mes voeux I
LE GOUVERNEUR
Restez ! entends aussi les miens.