‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 337 sur 357 · NORA · texte numérisé non relu

NORA

Gardez que dans vos traits Ses regards paternels ne lisent vos secrets.

TILDCIUltE. >

Ah ! que veux-tu ? qui peut, à la douleur en proie*

Placer sur ses ennuis le masque de la joie ?

LE GOUVERNEUR entre.

LE GOUVERNEUR

Ma fille ! qu’est cela? tes yeux versent des pleurs 1 Est-il temps d'écouter d’amoureuses douleurs?

La flotte de Philippe en ce moment s’avance,

Et le sort d’Albion tremble dans la balance,

Comme un écu rogné qui perd beaucoup au poids ;

Notre perte , ma fille , enfin est à deux doigts.

TILBÜRINE.

A4,! je vois mon destin 1 j’entends gronder l’orage ;

- Je vois les Espagnols s’approcher du rivagé.

POUF. ? T.r

Remarquez bien cela, messieurs. C’çst là l’une de ces figures dont nous autres poètes tragiques faisons un fréquent usage, et en vertu de laquelle les héros et les héroïnes dramatiques, souvent obligés, pour les convenances de la scène, de ne point voir ce qui leur crève les yeux, ont en revanche le dota de voir un grand nombre dcfchoses qui n’existent pàs.

MORDANT. ' . r.

Oui, par une sorte de pressentiment poétique. %

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