‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 84 sur 357 · LA DUÈGNE · texte numérisé non relu

LA DUÈGNE

avons de mieux à faire, c’est de tâcher de nous rendre auprès de lui, ne fût-ce que pour le remercier.

CLARA

Non ; il m'a gravement offensée.

Vuvaul quelqu'un s'approcher, elles s'éloignent à quelque distance

Arrive 101’ISA.

louis A, se croyant seule.

Ainsi, j’ai réussi à me faire mettre dehors; — mais où trouveai-jc Antonio? Je n’ose m’enquérir, de peur de me trahir. J’enverrais bien savoir de ses nouvelles chez mon amie Clara , mais je crains que sa pruderie ne me condamne.

LA FEMME DE CHAMBRE, bas, à Clara.

Si vous vous adressiez, madame, a votre amie, dona Louisa ; peut-être consentira-t-elle à vous recevoir.

CLARA

Non; elle a sur l’obéissance filiale des idées si sévères, qu’elle ne manquerait pas de révéler ma retraite.

louisa, à part.

Clara est naturellement froide, elleregarderait ma démarche . comme extrêmement imprudente.

clara , d part.

Louisa a tant de respect pour son père, qu’elle ne voudra pas croire à la cruauté du mien.

Louisa tourne la tète et aperçoit Clara et la femme de chambre.

Ah! qursontees personnes? L’une d’elles est assurément Clara ; si c’est elle, je vais lui confier ma situation. — Clara!

CLARA

Louisa! et sous un déguisement encore!

Ta surprise redoublera quand je t’aurai dit que je me suis enfuie de chez mon père.

CLARA

Ma surprise est grande, en effet, et je te gronderais certainement de la belle manière, si je ne venais moi-même, à l’instant, de fuir la maison paternelle.

louisa. t

Ma chère Clara !

Elles s'embrassent.

CLARA

Nous sommés logées à la même enseigne! Et où vas-tu coipmc cela?

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