Ici encore je suis le texte de M. D row (I. c., p
NOTES MARGINALES
criture déclare s’être (‘coulées sous un régime de liberté, et, par conséquent, que les huit années précédentes du gou\ emement de Kusan-Rishgataïm y sont comprises, et que les dix-huit suivantes se doivent rapporter aux quatre-vingts aunées d’Eliud et de Samgar; enfin, qu’il faut mettre les autres années de servitude au nombre de celles qui se sont écoulées, suivant l’Écriture, sous un régime de liherté. Mais puisque l’Écriture marque expressément le nombre d’années de servitude et de liberté , et qu’elle déclare ( chap. u, vers. 18) que l’empire hébreu a toujours été florissant sous l’administration des juges, il est évident que ce rabbiu ( savant homme d’ailleurs) et tous ceux qui suivent scs traces corrigent l’Écriture bien plutôt qu’ils ne l’interprètent. C’est un défaut où tombent encore, mais plus grossièrement , ceux qui veulent que l’Écriture n’ait entendu marquer par ce calcul général des années que les temps de l’administration régulière de l’empire hébreu. Quant aux temps des anarchies et de servitude, ils ont été rejetés de la supputation générale comme des époques de malheur, et pour ainsi dire d’interrègne. Mais ce sont là de pures rêveries. Il est si clair, en eftet, qu’Hezras, au chap. vi du liv. 1 des Rois, a eu dessein de marquer sans exception toutes les années écoulées depuis la sortie d’Égypte jusqu’à la quatrième année du règne de Salomon, cela, dis-je, est si clair que jamais homme versé dans l'Écriture ne l’a révoqué en doute. Car, sans recourir aux propres paroles du texte, la généalogie de David, écrite à la (in du livre de Rulh et au chap. u du livre 1 des Chron., se monte à peine à un si grand nombre d’années , savoir : à 480. Noghdin, en effet , qui était prince de la tribu de Juda ( Nombres, chap. vu , vers. 1 1 et 12), deux ans après que les Hébreux eurent quitté l’Égypte, mourut au désert avec tous ceux qui , ayant atteint l’âge de vingt ans, étaient capables de porter les armes , et Salma, son fils, passa le Jourdain avec Josué. Or, ce Salma fut l’aïeul de David, d'après la généalogie citée plus haut; si, donc, on retranche de cette somme de 480 années les V années du règne de Salomon, les 70 Je la vie de David et les 4o années passées aa désert, on trouvera que David naquit l’an 366 à partir du passage du Jourdain. Car conséquent , il est nécessaire de supposer que son père , son aïeul , son bisaïeul et son trisaïeul eurent des enfants à l’âge de quatre-vingt-dix ans.
Note XVIII ( page 251 de la traduction ). — Samson fut juge pendant vingt années.
Samson naquit après que les Hébreux furent tombés sous la domination des Philistins.
NOTES MARGINALES
Note XIX (page 205 de la traduction). — Cette manière d’expliquer les phrases de l’Écriture.
Autrement ce serait corriger l’Écriture bien plutôt que l’interpréter.
Note XX (page 207 de la traduction). — Kirjas-Jéharim...
Kirjas-Jéharim se nomme aussi Bahgal de Juda , ce qui a fait croire à Kimeli et à quelques autres que ces mots Bahijal-Jéhuda, que j’ai traduits par le peuple de Juda , indiquaient une ville. Mais c’est une erreur, puisque Bahgal est au pluriel. D’ailleurs, que l’on rapproche ce texte de Shamuel avec celui des Paralipoménes ; et l’on verra bien que David ne partit point de Bahgal, mais qu’il s’y rendit. Si l’auteur du livre de Shamuel avait voulu marquer le lieu d’où David eni^ porta l’arche, il aurait fallu, pour parler hébreu , qu’il s’exprimât de la sorte : Et David se leva, et il partit de Bahgal de Juda, et il en emporta l’arche de Dieu.