‹ Œuvres de Spinoza (volume 3)Chapitre 39 sur 136 · CC(V · texte numérisé non relu

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INTRODUCTION

les uns des autres, absolument destitués d’action les uns sur les autres? Mais surtout, n’est-ce point une erreur capitale d’égaler la Pensée et l’Étendue, et de donner aux Ames et aux Corps une réalité du même degré, une même perfection?

II. Au-dessus de cette doctrine, exclusivement propre à Spinoza, que la Pensée et l’Étendue sont deux émanations distinctes et parallèles de la Substance, si l’on remonte jusqu’à la racine même du panthéisme, elle est dans la conception de l’unité parfaite de l’existence : un Dieu étroitement uni à la Nature et qui toutefois ne tombe point dans les imperfections de l’individualité : à la fois vivant et absolu ; une Nature fortement rattachée à Dieu , mais qui trouve une éternelle raison d’existence dans l’éternelle fécondité de son principe. Est-ce là une conception vraiment solide et raisonnable ? lin Dieu sans conscience et sans personnalité est-il un Dieu parfait, un Dieu adorable, le vrai Dieu? Et l’unité radicale de l’existence, la consubstantialité de Dieu et de l’Univers, se peut-elle concilier avec l’individualité des êtres finis, avec la liberté des êtres moraux ?

0 Mai 1S43.

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