DÉFINITIONS
I. Par Ecliptique nous entendons cette partie d'un tourbillon qui, tandis qu'il tourne autour de son axe, décrit le plus grand cercle.
II. Par Pôles, nous entendons ces parties d'un tourbillon qui sont les plus éloignées de TEcliptique, c'est-à-dire qui décrivent les plus petits cercles.
III. Par Tendance au mouvement, nous entendons non une pensée quelconque, mais seulement qu'une partie de la matière est située et poussée à se mouvoir de telle sorte, qu'elle devrait réellement aller quelque part si elle n'en était empêchée par aucune cause.
IV. Par Angle nous entendons tout ce qui dans un corps fait saillie par delà la figure sphérique.
424 pniNCIPES DE LA PHJLOSOPHIE
AXIOMES
I. Plusieurs petits globes joints ensemble ne peuvent occuper un espace continu.
II. Une portion de la matière divisée en parties anguleuses, si les parties en sont mues autour de leurs centres propres, requiert un espace plus grand que si toutes les parties en étaient au repos, et que tous leurs côtés fussent en contact immédiat les uns avec les autres.
III. Plus une partie de la matière est petite, plus facilement elle est divisée par une même force.
IV. Des parties de la matière qui se meuvent dans la même direction et, dans ce mouvement, ne s'éloignent pas les unes des autres ne sont pas actuellement séparées.
PROPOSITIOX I
Les parties de la matière dans lesquelles elle a été divisée à Vorigine n'étaient pas rondes mais anguleuses.
Démonstration
La matière tout entière a été divisée à l'origine en parties égales et semblables {par le Postulat) ; donc [par VAxione 1, partie ///, et la Proposition 2, partie II) elles n'étaient pas rondes; et, par suite, elles étaient anguleuses {parla Définition h).
TIIOISIÈME PARTIE 425
PROPOSITION II
La force qui a fait que les particules de la matière se mussent autour de leurs centres propres, a fait en même temps que leurs angles fussent polis par le choc des unes contre les autres.
Démonstration
Toute la matière à l'origine a été divisée en parties égales {par le Postulat) et anguleuses (par la Pi'oposition impartie III). Si donc, sitôt qu'elles ont commencé à se mouvoir autour de leurs centres propres, leurs angles n'avaient pas été polis, nécessairement [par t Axiome 2) toute la matière aurait dû occuper un espace plus grand que lorsqu'elle était au repos; or, cela est absurde [par la Proposition 4, partie II) ; donc leurs angles ont été polis sitôt qu'elles ont commencé à se mouvoir.
La suite manque.
CONTENANT
DANS LESQUELLES LES DIFFICULTES QUI SE RENCONTRENT TANT DANS LA PARTIE GÉNÉRALE DE LA MÉTAPHYSIQUE, QUE DANS LA SPÉCIALE, AU SUJET DE LêTBE El DE SES AFFECTIONS, DE DIEU ET DE SES ATTRIBUTS ET DE l'aME HUMAINE, SONT BRlÈVE- MEKT EXPUQUÉES