DEUXIÈME PARTIE
nature de la matière ou des corpsétait déjà avant que la forme de tel corps humain existât^ cette nature ne peut être propre au corps humain^ car il est clair que^ dans le temps oie Vhomme n était pas, elle ne pouvait appartenir à la nature de Vhomme.
(5) Et ce qu'ils posent en règle fondamentale : que ce sans quoi une chose ne peut exister ni être conçue appartient à la nature de cette chose, cela nous le nions; car nous avons déjà démontré que sans Dieu aucune chose ne peut exister ni être conçue; c est-àdire, Dieu doit exister et être conçu avant que les choses particulières soient et soient conçues. Nous avons montré aussi que les genres n appartiennent pas à la nature dé la définition, mais que des choses telles quelles ne puissent pas exister sans d'autres ne peuvent pas non 'plus être conçues sans ces dernières" . Puisqu'il en est ainsi, quelle règle devons-nous donc poser d'après laquelle on puisse savoir ce qui appartient à la nature d'une chose? La règle est la suivante : appartient à la nature d'une chose ce sans quoi elle ne peut exister ni être conçue; non pas simplement ainsi toutefois, mais de telle façon qu'il y ait toujours possibilité de conversion, c'est-à-dire que ce qui est affirmé ne puisse sans la chose exister ni être conçu.
Nous commencerons donc à traiter des modes dont l'homme est formé dans le commencement du chapitre premier ci après.
' Ces dernières seront à l'égard des choseâ définies comme des genres; Voir ci-dessus, chapitre VII, paragraphe 10.