‹ Œuvres de St. Thomas de Villeneuve (volume 2)Chapitre 1 sur 62 · Oeuvres de St. Thomas de Villeneuve · texte numérisé non relu

Oeuvres de St. Thomas de Villeneuve

Nous avions annoncé (1) dans la Préface générale de cette traduction de saint Thomas de Villeneuve, que nous voulions nous borner à traduire les sermons publiés à Alcala par le Père Uzéda, en y joignant seulement les sermons nécessaires pour compléter une station ou pour ne pas laisser sans instruction une fête solennelle. Par conséquent nous n'avions pas eu d'abord l'intention de publier ces Dominicales, car elles ont été ajoutées, toutes sans exception, par l'édition de Bruxelles à l'édition d'Alcala.

Mais on nous a fait observer que, sans les Dominicales, le cours de sermons de saint Thomas de Villeneuve demeurait inachevé; que l'Avent, le Carême, les Mystères. et les Fêtes des Saints appellent naturellement les Dominicales, ainsi qu'on le voit dans Bourdaloue. On ajoutait que le service que nous avions voulu rendre à l'Eglise et au clergé n'était pas complet, et que les prêtres de paroisse surtout nous sauraient gré de mettre à leur disposition ces riches matériaux qui leur

(Il Voir Tome i*^ page3T,

II AN ERTISSEMENT

fociliteraient pour chaque dimanche un travail rendu quelquefois impossible par leur absorbant ministère. Nous nous sommes rendu à ces raisons et nous publions aujourd'hui les Dominicales de saint Thomas de Villeneuve.

Nous devons pourtant faire observer que, dans les éditions de Bruxelles et de Milan, les Dominicales ne forment pas une catégorie de sermons à part, comme nous les publions dans ce volume. Sans doute le plus grand nombre de ces sermons, ceux des dimanches après l'Epiphanie, après Pâques et après la Pentecôte, sont parfaitement séparés ; mais, parmi ceux des dimanches de TAvent et du Carême, rien n'indique qu'il faille choisir l'un plutôt que l'autre comme Dominicale. Cependant nous tenions, puisque cela nous était possible, à donner dans ce volume une instruction pour chaque dimanche de l'année, même pour les dimanches qui font partie de ces deux stations, quoique dans les volumes précédents nous eussions déjà donné plusieurs sermons quelquefois pour ces dimanches. Nous avons cru bien faire, en choisissant le sermon qui se rapproche le plus de l'évangile du jour.

Nous devons dire aussi que, ne prévoyant pas cette publication des Dominicales, nous avions déjà donné dans les volumes précédents quelques sermons que nous aurions évidemment réservés pour celui-ci ; ce sont les sermons pour quelques dimanches isolés, que renferme l'édition d'Alcala. Lorsque l'édition de Milan ne renferme aucune autre instruction pour ces dimanches, nous avons dû renvoyer au sermons déjà publiés.

AVERTISSEMEM . III

Le lecteur voudra bien se rappeler, en lisant ces Dominicales, ce que nous avons dit (1) dans la Préface sur les sermons ajoutés à l'édition d'Alcala par l'édition de Bruxelles. Ce ne sont en général que des fragments de discours, de simples matériaux, ou bien des canevas que développait en chaire le saint prédicateur. Il ne faut donc pas s'attendre à trouver ici le même soin, la même perfection qu'on aura admirés dans les premiers volumes.

Toutefois on s'étonnera qu'un bon nombre de ces discours n'aient pas été classés par le Père Uzéda, au nombre de ceux qu'il a choisis comme plus complets, pour en faire la première édition des OEuvres de saint Thomas de Villeneuve ; car ils renferment toutes les qualités qui décidaient son choix. Nous ne pouvons nous l'expliquer qu'en supposant que le Père Uzéda n'avait pas connaissance de ces discours et qu'ils se sont trouvés parmi les manuscrits que le père de Witte eut le bonheur de découvrir.

S'il y a dans ces Dominicales quelques discours moins parfaits que les discours déjà publiés, néanmoins on y trouvera la même profondeur et la même clarté de doctrine, le même ordre, la même profusion de textes de l'Ecriture et des Pères, des idées neuves et originales, une manière d'envisager les sujets qui n'appartient qu'aux grands maîtres. Avec un peu de travail, on pourra facilement s'approprier ces matériaux, pour donneraux âmes une nourriture aussi douce que solide et pour procurer la gloire de Dieu.

(1) Voir Tome l«^^ pages 3u et 37.

n AXEimSSEMENT

Nous tenons à exprimer ici notre profonde gratitude envers les éminenls prélats dont les paroles ou la bienveillante sympathie ont béni et encouragé notre travail. Nous remercions encore tous les autres membres du clergé dont les lettres pleines d'indulgence nous ont largement dédommagé de nos fatigues. En un mot, que tous ceux qui ont bien voulu concourir au succès de notre œuvre reçoivent ici l'expression de notre sincère reconnaissance.

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