‹ Œuvres de Sully PrudhommeChapitre 30 sur 104 · IL Y A LONGTEMPS · texte numérisé non relu

IL Y A LONGTEMPS

Vous me donniez le bras, nous causions seuls tous deux, Et les cœurs de vingt ans se font signe bien vite ; J'en suis encore ému, fille blonde aux yeux bleus; Mais vous souviendrez-vous de ma courte visite r

Hélas 1 se souvient-oa d'un souffle parasite Qiii n'a fait que passer pour baiser les cheveux. Du flot où l'on se mire, et de la marguerite Confidente éphémère où s'eôéuillent les vœux ?

Une image en mon cœur peut périr efîacée. Mais non pas tout entière; elle y devient pensée. Je garde la douceur de vos traits disparus.

due je me suis souvent éloigné, l'œil humide, Avec l'adieu glacé d'une vierge timide due je chéris toujours et ne reverrai plus!

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