‹ Œuvres de Théophile Gautier: Poésies (volume 2)Chapitre 93 sur 117 · III · texte numérisé non relu

III

PIERROT

Aïe I

COLOMBINE

Imbécile, maroufle, Ta face existe assez pour un coup de pantoufle. Tiens, bélître I

Elle lui donne un soufflet avec sa mule.

PIERROT

Oufl

COLOMBINE

Ma main, alerte à soufileter.

Ne négligera rien pour te ressusciter.

Ah 1 gueux, tu ne veux pas revivre à mes caresses. Et, mort, à l'étranger tu nourris des maltresses 1 Puisque de mes baisers tu ne fids aucun cas, due tu n*es pas sensible aux moyens délicats. J'abandonne ton cœur, et vais sur ton épaule Faire dialoguer ton cuir avec ma gaule.

ElU U bat.

Ton dos est-il content de ce petit discoms?

PIERROT

On m*échine ! on m*assomme I A la garde I au secours !

COLOMBINE

Quel cadavre douillet I

EU* «Mtfmaur Jt It tmtirt.

PIERROT

Oh!

COLOMBINE

Qja'as-tu donc à braire?

Tu sors du rôle ; un mort ne sent rien.

PIERROT

Au contraire I

COLOMBINE

Faut-il continuer plus longtemps sur ce ton ?

PIERROT

Gdicel

COLOMBINE

Qjue répond l'ombre à ces coups de bâton?

PIERROT

L'ombre répond qu'elle est un corps qu'on martyrise.

COLOMBINE

Si ta conviction n'était pas bien assise, L'on peut...

PIERROT

Non pas; je vis, je le sens, je le crois.

C'est assez; je mourrais tout de bon, cette fois.

Bon 1 tu renonces donc à ce jeu ridicule ?

PIERROT

Pour jamais. Cependant il me reste un scrupule. Le docteur m'assurait...

COLOMBINE

Le docteur est un sot.

PIERROT

Justement le voici qui vient. — Docteur, un mot I

SCÈ'ME XVI

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