FANTAISIE D*HIVER
LA bruine toujours pleure Sur notre sol consterné ; Le soleil piteux demeure De brouillards en£uiné.
La neige, fourrure blanche, Ourle le rebord des toits; Elle poudre chaque branche De la perruque des bois.
Sous son linceul elle enferme Les plus lointains horizons; A la barbe du Dieu Terme Elle suspend des glaçons.
Dans ses rets froids et tenaces Au vol elle abat Toiseau, Et, se durcissant en glaces.
Fige le poisson dans Teau.