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OMME un ange gardien prenez-moi sous votre aile;
Tendez, en souriant et daignant vous pencher, A ma petite main votre main maternelle, Pour soutenir mes pas et me faire marcher I
Car Jésus le doux maître, aux célestes tendresses, Permettait aux enfants de s'approcher de lui; Comme un père indulgent il souffrait leurs caresses, Et jouait avec eux sans témoigner d'ennui.
O vous qui ressemblez à ces tableaux d'église Où l'on voit, sur fond d'or, l'auguste Charité Préservant de la faim, préservant de la bise Un groupe frais et blond dans sa robe abrité;
Comme le nourrisson de la Mère divine.
Par pitié, laissez-moi monter sur vos genoux,
Moi pauvre jeune fille, isolée, orpheline,
Qui n'ai d'espoir qu'en Dieu, qui n'ai d'espoir qu'en vous !