CLÉMENT MAROT
Yet shall reascend
Self raised, and repossess its native seat.
LORD BTRON.
Epuis de si longs jours prisonnier, tu t'ennuies, Pauvre oiseau, de ne voir qu'intarissables pluies De filets gris rayant un ciel noir et brumeux, Q}ie toits aigus baignés de nuages fumeux.
Aux gémissements sourds du vent d'hiver qui passe Promenant la tourmente au milieu de l'espace, Tu n'oses plus chanter; mais vienne le printemps Avec son soleil d'or aux rayons éclatants. Qui d'un regard bleuit l'émail du ciel limpide. Ramène d'outre-mer l'hirondelle rapide Et jette sur les bois son manteau velouté, Alors tu reprendras ta voix et ta gaité ; Et si, toujours constant à ta douleur austère, Tu regrettais encor la forêt solitaire, L'orme du grand chemin, le rocher, le buisson, La campagne que dore une jaune moisson, La rivière, le lac aux ondes transparentes, Q^e plissent en passant les brises odorantes,
Je t'abandonnerais à ton )oyeux essor.
Tous les deux cependant nous avons même sort,
Mon âme est comme toi : de sa cage mortelle
Elle s'ennuie, hélas 1 et soui&e, et bat de Taile ;
Elle voudrait planer dans l'océan du ciel,
Ange elle-même, suivre un ange Ithuriel,
S'enivrer d'infini, d'amour et de lumière,
Et remonter enfin à la cause première.
Mais, grand Dieu 1 quelle main ouvrira sa prison,
Q)ielle main à son vol livrera l'horizon ?
RêVE SI
%ÊVE
Et nous voulons mourir quand le rêve finit.
AL. GUIHAUD.
Tonte la nuict je ne pense qu'en celle Qui ha le cors plus gent qu'une pucelle De quatorze ans.