‹ Œuvres de Théophile Gautier: PoésiesChapitre 20 sur 122 · MAÎTRE CLÉMENT MAROT · texte numérisé non relu

MAÎTRE CLÉMENT MAROT

VOICI ce que )*ai vu naguère en mon sommeil : Le couchant enflammait à Thorizon vermeil Les carreaux de la ville ; et moi, sous les arcades D*un bois profond, au bruit du vent et des cascades, Aux chansons des oiseaux, j'allais, foulant des fleurs Qji'un arc-en-ciel teignait de changeantes couleurs. Soudain des pas légers froissent l'herbe ; une femme, Qpe j'aime dès longtemps du profond de mon âme, Comme une jeune fée accourt vers moi ; ses yeux A travers ses longs cils luisent de plus de feux Que les astres du ciel ; et sur la verte mousse A mes lèvres d'amant livrant une main douce, Elle rit, et bientôt enlacée à mes bras Me dit, le front brûlant et rouge d'embarras. Ce mot mystérieux qui jamais ne s'achève...

O nuit trompeuse 1 Hélas ! pourquoi n'est-ce qu'un rêve ?

$2 PREKliRES POÉSIES

TE'K.SÉES D'nAUTOO^'HE

La rica autonna s*es passada L'hiver suz un cari tourat S'en ven la capa ementoulada D'un veû neblouz enjalibrat-

SoH autounous.

J'entends siffler la bise aux branchages rouilles Des saules qui li-bas se balancent mouillés.

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