‹ Œuvres de Théophile Gautier: PoésiesChapitre 21 sur 122 · AUGUSTE M · texte numérisé non relu

AUGUSTE M

L'automne va finir : au milieu du ciel terne, Dans un cercle bla&rd et livide que cerne Un nuage plombé, le soleil dort; du fond Des étangs remplis d'eau monte un brouillard qui fond Collines, champs, hameaux, dans une même teinte ; Sur les carreaux la pluie en larges gouttes tinte; La froide bise siffle; un sourd frémissement Sort du sein des forêts; les oiseaux tristement. Mêlant leurs cris plaintif aux cris des bêtes fiuves, Sautent de branche en branche à travers les bois chauves, Et semblent aux beaux jours envolés dire adieu. Le pauvre paysan se recommande à Dieu, Craignant un hiver rude; et moi, dans les vallées Quand je vois le gazon sous les blanches gelées Disparaître et mourir, je reviens à pas lents M'asseoir, le cœur navré, près des tisons brûlants,

PENSÉES d'automne 53

Et là je me souviens du soleil de septembre Qui donnait à la grappe un jaune reflet d*ambre, Des pommiers du chemin pliant sous leur fardeau, Et du trèfle fleuri, pittoresque rideau S'étendant à longs plis sur la plaine rayée, Et de la route étroite en son milieu frayée, Et surtout des bleuets et des coquelicots.

Points de pourpre et d*azur dans Tor des blés égaux.

IlsiFIDÈLITÈ

Bandiera d'ogni vento Conosco que sei tu.

Chanson italienne.

La volonté de l'ingrate est changée.

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