l'hOxMMe pesant
Au contraire, un homme pesant se lève le plus tard qu'il peut, dit qu'il a besoin de sommeil et qu'il faut qu'il dorme pour se porter bien. Il évite d'aller et d'agir, préfère aux plaisirs turbulents le repos et la résidence, et ne se soucie pas même de changer d'oisivetés ni de lieux. Il est toute la matinée à se laver la bouche ; il tracasse en robe de chambre, prend du chocolat ou du thé à plusieurs reprises, ne dîne point parce qu'il n'en a pas le temps, et ne sort jamais qu'à la nuit'. S'il va voir une jeune femme, que cette visite importune, mais qui ne veut pas que personne sorte mécontent d'auprès d'elle, il lui laisse toute la peine de l'entretenir; elle fait des efforts visibles pour ne pas laisser tomber la conversation; l'indolent ne s'aperçoit pas que lui-même parle peu, ou ne parle point; il ne sent pas qu'il pèse à cette jeune femme; il s'enfonce dans son fauteuil, où il est à son aise, où il s'oublie, et n'imagine pas qu'il y
« sont distraits, son visage est sensiblement altéré, et on voit, sans beaucoup
« de peine, que son âme souffre. »
' A<I(L : « L'càgc même ne peut éteindre cette ardeur inquiète qui use ses
'< jours, ni donner des bornes à son ambition , à ses voyages, et à ses in-
< trigucs. »
- Add. : \ K 11 parle peu, et lourdement; s'il lui vient quelque chose d'obligeant à dire à quelqu'un , il se consulte s'il le dira, et , pendant qu'il déli-
« bèrc, on a changé de conversation. » ]
ait au monde ([uelqu'un qui ennuie, ou qui soit incommode', pendant qu'un homme qui l'attend chez lui, et auquel ii a donné heure pour finir une affaire importante, ne peut comprendre ce qui le retarde. De retour chez soi, on lui dit que cet homme a fort attendu et s'en est enfin allé; il répond qu'il n'y a pas grand mal, et commande qu'on le fasse souper '.