‹ Œuvres de VauvenarguesChapitre 208 sur 264 · L'activité fait plus de fortunes que la prudence · texte numérisé non relu

L'activité fait plus de fortunes que la prudence

182. Celui qui serait né pour obéir, obéirait jusque sur. le trône ^.

183. Il ne paraît pas que la nature ait fait les hommes pour l'indépendance^.

iS II. Pour se soustraire à la force, on a été obligé de se soumettre à la justice : la justice ou la force, il a fallu opter

1 [Bien. V.] — Add. : « Nous voudrions sottement des hommes qui fussent « clairvoyants sur nos vertus, et aveugles sur nos faiblesses. »

'^ Var. : « On peut penser beaucoup de mal d'un homme, et être tout-à- « fait de ses amis, car on sait bien que les plus honnêtes gens ont leurs dé- (( fauts, quoiqu'on suppose tout haut le contraire, et nous ne sommes pas « si délicats, que nous ne puissions aimer que la perfection. On peut aussi '<■ beaucoup médire de l'espèce humaine, sans être, en aucune manière, mi- « santhrope, parce qu'il y a des vices que l'on aime, môme dans autrui. »

'-^-^-G [Bien. — V.].

entre ces deux maîtres; tant nous étions peu faits pour être libres ',

Page 1