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XOTK \.IUI:TÉK a I.’ÉDITIO.N DÉHNITIVE.
ne se soit relinie tie ec vieux sol de l’architecture qui a été pendant tant de siècles le meilleur terrain de l’art.
CejR-ndanl il y a aujourd’hui dans la jeunesse artiste tant de vie, de puissance et pour ainsi dire de prédestination, que, dans nos écoles d’architecture en particulier, à l’heure qu’il est, les professeurs, qui sont détestables, font, non seulement à leur insu, mais même tout à fait malgré eux, des élèves qui sont excellents ; tout au rebours de ce potier dont parle Horace, lequel méditait des amphores et produisait des marmites. Currit rota, urceus exil.
Mais dans tous les cas, quel ipie soit l’avenir de l’architecture, de quelque façon que nos jeunes architectes résolvent un jour la question de hoir art, en attendant les monuments nouveaux, con- .servons les monuments anciens. Inspirons, s’il est possible, à la nation l’amour de l’architecture nationale. C’est là, l’auteur le déclare, un des buts principaux de ce livre; c’est là un des buts principaux de sa vie.
Notre-Dame de Paris a peut-être ouvert quelques pei'spectives vraies sur l'art du moyen-âge, sur cet art merveilleux jusqu’à présent inconnu des uns, ou, ce qui est pire encore, méconnu des autres. Mais l'auteur est bien loin de considérer comme accomplie la tâche ((ii’il s’est vidoutaireinent imposée. 11 a déjà plaidé dans plus d’une occasion la cause de notre vieille architecture, il a déjà dénoncé à haute voix bien des profanations, bien des démiditions, bien des impiétés. 11 ne se lassera jias. Il s’est engagé à revenir souvent sur ce sujet, il y reviendra. Il sera aussi infatigable à défendre, nos édifices histori(|ues que nos iconoclastes d’écoles et d'académies sont acharnés à les attaquer. Car c’est une chose allligeante de voir en quelles mains l’architecture du moyen-âge est tombée, et de ipicllc façon les gâcheurs de plâtre d’à présent traitent la ruine de ce grand art. C’est même une honte pour nous autres, hommes intelligents, qui les voyons faire et qui nous contentons de les huer. Et l’on ne parle pas ici seulement de ce ipii se pas.se en province, mais de ce qui se fait à Paris, à notre jMJi'te, sous nos fenêtres, dans la grande ville, dans la ville lettrée, dans la cité de la presse, de la parole, di* la ))cnsée. Nous ne pouvons résister au besoin de .signaler, [Miur terminer cette note, quchpies-uns de ces actes de vandalisme qui tous les jours sont projetés, débattus, commencés, continués et menés paisiblement à bien sous nos yeux, sous les yeux du public artiste de Paris, face à face avec la critique rpie tant d’audace déconcerte. On vient de démolir l’archevêché, édifice d’un pauvre goût, le mal n’est
XOTUK-IIAMK IIK l'AlllS.
|)iiK l'i'aiul; mais loul on bloc avco l'arcliuvôcliô on a (lômoli l’évêcho, rare ilcbris du (juaforzièmo siècle (|uo l’architecle démolisseur n’a pas su dislin,Mier du reste. Il a arraché l'épi avec rivraie ; c’est éfçal. On parle de raser l'admirablo clia]H'llo de Vincemies, jtour faire avec les pierres je ne sais quelle forlitication, dont Dauinesnil n’avait pourtant pas eu besoin. Tandis qu’on répare à "rands frais et ((ii’on restaure le palais üourbon, celte masure, on laisse effon<lrer par les coups de vent de réapiinoxe les vitraux mairninques de la Sainte-Cbapelb;. Il y a, depuis quelques jours, un écliafaudafie sur la tour de Saint-Jac<|iies-de-la-lîoucbcric; et un de ces matins la pioche s’y mettra. Il s’est trouvé un maçon pour bâtir une maisonnette blanche entre les vénérables tours du Palais de Justice. Il s’en est trouvé nu autre pour châtrer Saiutriermain-des-Prés, la féodale abbaye aux trois clochers. 11 s’en trouvera un antre, n’en doutez pas, jamr jeter bas Saint-Germainl’Auxerrois. Tous ces maçons-là se prétenilent architectes, sont payés par la préfecture ou par les menus, et ont des habits verts. Tout le mal que le faux goût peut faire au vrai goût, ils le font. A l’heure où nous écrivons, s|)0clacle déplorable! l'un d’eux tient les Tuileries, run d’eux balafre Phililunl Delorme au beau milieu du visage, et ce n'est pas, certes, un des médiocres scandales de notre temps de voir avec quelle elTronteiie la lourde architecture de ce monsieur vient s’épater tout au travers d’une des plus délicates façades d(‘ la renaissance !
Priris, £0 oclohrc 1K“>2.
NOTRE-DAME DE PARIS
IJVHK PÎIKMIEII