NE NUIT DE NOCES
Raphaël retrouva depuis au point d’intersection inysti(|ue de la virginité, de la maternité et de la divinité.
Gringoire n’en poursuivit pas moins.
— Comment faut-il donc être pour vous plaire ?
— Il faut être homme.
— Et moi, dit-il, qu'est-ce que je suis donc?
— Un homme a le casque en tète, l’épée au iwing et des éperons d’or aux talons.
— Bon, dit Gringoire, sans le cheval j)oint d'homme. — ■ Aimez-vous quelqu’un ?
— D’amour?
— D’amour.
Elle resta un moment pensive, puis elle dit avec une expression particulière : — Je saurai cela bientôt.
— Pourquoi pas ce soir? reprit alors tendrement le poète. Pourquoi pas moi?
Elle lui jeta un coup d’reil grave.
— Je ne pourrai aimer qu’un homme qui pourra me protéger.
Gringoire rougit et se le tint pour dit. Il était évident (|iie la jeune fille faisait allusion au peu d’appui ipi’il lui avait prêté dans la circonstance critique où elle s'était trouvée deux heures auparavant. Ce souvenir, effacé par scs autres aventures de la soirée, lui revint. Il se fraiipa le front.
— A propos, madamoisclle, j’aurais uù commencer par là. Pardonnez-moi mes folles distractions. Comment donc avez-vous fait pour échapper aux griffes de Quasimodo?
Cette question fit tressaillir la bohémienne.
— Oh ! l’horrible bossu ! dit-elle en se cachant le visage dans scs mains; et elle frissonnait comme dans un grand froid.
— Horrible en effet ! dit Gringoire tjui ne lâchait pas son idée ; mais comment avez-vous pu lui échapper ?
La Esmeralda sourit, soupira, et garda le silence.
— Savez-vous pourquoi il vous avait suivie? rejirit Gringoire, tâchant de revenir à sa question par nn détour.
— Je ne sais pas, dit la jeune fille. Et elle ajouta vivement : Mais vous qui me suiviez aussi, pourquoi me suiviezvous ?
— En bonne foi, répondit Gringoire, je ne sais pas non plus.
Il y eut un silence. Gringoire tailladait la table avec son
NOTRE-DAME DE PARIS