‹ Œuvres de VoltaireChapitre 153 sur 182 · M. DR VOLTAIRE · texte numérisé non relu

M. DR VOLTAIRE

Rome enfin se découvre à ses regards cruels * ; Rome, jadis son temple et l'effroi des mortels; Rome dont le destin, dans la paix, dans la guerre, Est d'être en tous les temps maîtresse de la terre. Par le droit des combats 3 on la vit autrefois Sur leurs trônes sanglants enchaîner tous les rois; L'univers fléchissait sous son aigle terrible : Elle exerce en nos jours un pouvoir plus paisible ; On la voit sous son joug asservir ses vainqueurs, Gouverner les esprits , et commander aux cœurs ; Ses avis sont ses lois, ses décrets sont ses armes, etc.

M. RACIRR.

Cette ville autrefois maltresse de la terre,

Rome qui , par le fer et le droit de la guerre ,

Commandait autrefois à toute nation ,

Rome commande encor par la religion.

Avec plus de douceur, et non moins d'étendue,

Son empire établi frappe d'abord ma vue.

Des peuples, de son sein par l'orage écartés,

Contre son Dieu du moins ne sont pas révoltés;

Tout le Nord est chrétien , tout l'Orient encore, etc.

Ch. III , 1-9.

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