DE LA PÉRIODE
volution de vingt -cinq mille neuf cent vingt ans dans
notre globe, est aussi la cause de la révolution lunaire de di\-neuf ans, qu'on appelle le cycle lunaire, et de la révolut ion des apsides de la lune en neuf ans. 11 arrive à la lune, tournant autour de la terre, précisément la même chose qu'à cette élévation de notre globe \ ers l'équateur; de sorte qu'on peut considérer la lune comme si c'était une élévation , un anneau tenant à la terre; et on peut pareillement considérer rette éminenee de l'équateur comme un anneau de plusieurs lunes.
On sent bien que le soleil doit avoir plus de part que la lune à ce mouvement de la terre qui fait la précession des équinoxes. L'action du soleil est à celle • le la lune en ce cas précisément comme celle de la lune est à celle du soleil dans les marées
Le lecteur soupçonne sans doute que puisque les
1 (Test M. D'Aleml>crt qui, le premier, a résolu, par une méthode certaine, le problème de la précession des équinoxes, c'est-à-dire qui a déterminé les mouvements que l'attraction du soleil et celle de la lune causent dans Taxe de la terre.
Mais outre cette grande révolution , qui cause la précession des équinoxes, l'axe d<> la terre a uu autre mouvement, qu'on nomme Mutation; ce mouvement dont la révolution est la même , quant à la durée, que celle des nœuds de la lune , dépend principalement de l'attraction de cette planète. M. D'Alembert a employé ce phénomène observé par Bradley.et dont il a le premier développé la cause, à déterminer avec plus de précision qu'on n'avait pu faire encore , la masse de la lune , c'est-à-dire le rapport de sa force attractive avec celle du soleil. L'attraction du soleil et de la terre produit un mouvement dans l'axe de la lune , et ce mouvement est la cause du phénomène appelé Vibration de la lune.
Ce phénomène se calcule par les mêmes principes, de mauière que l'on doit à M. D'Alembcrt la découverte des lois des phénomènes célestes causés par la figure des astre» , comme ou a du à Newton celle des phénomènes cau- «és par leurs forces attractives , supposées réunies à leur ceutre. K.
u6o PARTIE III, CHAP. X.
mers se soulèvent à Féquateur, le soleil et la lune , qui agissent sur cet équateur, agissent plus sensiblement sur les marées. Le soleil contribue comme trois à peu près à ce mouvement de la précession des equinoxes, et la lune comme un. Dans les marées, au contraire, le soleil n'agit que comme un et la lune trois ; calcul étonnant , réservé à notre si cord parfait des lois de la gravitation que t< nature conspire à démontrer.