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pas seulement à Jésus et ù J’innombi'abie compagnie des êtres purs, ils vont à Dieu, ils le voient avec un nouvel éclat dans toutes ses œuvres. Bien plus , ils le voient, comme les écritures l’enseignent, face à face, c’est-à-dire par une communion immédiate. Ces nouveaux rapports do l’ame qui est montée vers le Père universel, qu’ils sont intimes ! qu’ils sont tendres ! qu’ils sont forts! qu’ils sont nobles! Mais c’est là un sujet trop grand pour le temps qui. nous reste; et, cependant, c’est le principal élément de la félicité céleste.
Les considérations qu’on vient de présenter sur notre condition future devraient en faire l’objet d’un intérêt profond, d’une fervente espérance et d’une poursuite constante. Le ciel est une glorieuse réalité. Nous devrions toujours en sentir l’attraction. Cet attrait devrait vaincre la force avec laquelle le monde nous tire à lui. S’il y avait ici-bus un pays qui réunît tout ce qu’il y a de beau dans la nature à tout ce qu’il y a de grand en fait de vertu et de génie, et qui comptât au nombre de ses citoyens les patriotes, les poètes, les philosophes, les philanthropes les plus illustres de notre époque, avec quelle ardeur nous traverserions l’Océan pour visiter cette contrée! Combien l’attrait du ciel n’est-il pas mille fois plus grand ! Là vivent les aînés de la création, ces fds de l’aurore, qui firent entendre des chants de joie à la création de notre espèce ; là sont les grands et les bons de tous les temps et de tous les climats; les amis, les bienhnteurs, les libérateurs, de l’humanité; le patriarche, le prophète, l’apôtre, le martyr ; les véritables héros de la vie publique et plus encore de la vie privée; le père, la mère, l’époux, l'épouse, l’enfant, tous inconnus de l’histoire, mais qui ont marché sous les yeux de
Dieu dans toute la beauté de l’amour et du sacrifice. Là sont ceux qui ont jeté dans nos cœurs les fondements de la vertu et de la charité, les écrivains qui nous ont inspiré de purs et nobles sentiments, les amis dont le courage a illuminé nos demeures , et donné de la force et du calme à nos cœurs. Ils sont là-haut réunis, à l’abri de tous les orages, vainqueurs du mal; et ils nous disent : Venez avec nous dans notre éternelle félicité; unissezvous à nos chants de louange; partagez notre adoration, notre amitié, nos progrès, notre amour. Ils nous disent : Cultivez maintenant dans votre vie terrestre cet esprit et cette vertu du Christ qui sont le commencement et l’aurore du ciel, et bientôt avec une amitié plus qu’humaine nous vous accueillerons dans notre immortalité. Cette voix nous parlera-t-elle en vain? Est-ce que notre amour du monde, est -ce que la persévérance dans le péché nous sépareront de la société du ciel par un gouffre que nous ne franchirons jamais?