CHAPITRE XX
TABLEAUX DRAUATIQUEf.
U cMBédif , Yràà P«ftlra.
SHÀKfPSAU. BamUU
EimN arita le jMrde la 0MediMtâefarlelaîrddeSaiftt»ft^^ tt miss Clara sa fmmt à leur é&anmm de Castle^Shaws. - Oq avait d'abord en le projet de représenter une pièee de Shiiki* peans ou d'ua autm auteur, aaais ou Ait obligé d'y rèOOBcery at» tendu qu'on trouva une foule d*ospiraiite a«x rôles pmeipwit, et ^ue p e rson ne m voulut .^iccepter les riiêii seGûndaires. ÔfiOttvrït ensuite Tavis de jouer l'une de ces pièces usitées en Italie, dont le cadre et les scènes principaks sont convtflus d'avance, mais où les acteurs improvisent le dialogue sur le théâtre : la timidité de beaucoup de membres de la société, qui craignaient de rester court" ^ievairt le tmbKe, eMigead'aband^BMr ce projet de divertissement. On eut , par bonheur, la pensée de représenter tout simplement des Tableaux dramatiques, tirés du Songe dune Nuit d'été, pièce JKerîe de Shakspeare. Oes tableaux devaient eonsfeter simplement m. des groopes d'acteurs, revêtus de costumés de théMre , et %gurant , sans papoles €ft «atis ntouvemeuls , les scènes les plus importafitiss de l'ouvrage. Lé théâtre devait ^e timqfafneoBce du jardin de Castle-Shaws ; «n boulingrin tiendrait lieu de ibyer ; des pirrovwts, eonvenableflieiift disposés, «inider aient aux yen d%i publie ioAulgent lés coulisses du théMre.
Dès rheure fefliquëe , ta foule fat grande au <*àteau de Mowbray.LcQababet le ministre CargiU arrivèrent ensemble dans la 1iH>ilmre de mistress Dods, et excitèrent l'un et l'autre la gatté des enfims , ra9seral9l!és par ia euriosité à la porte extérieure de GasUe* Rïaws.
Le maWre de la maison , qui remplîssaît le rôle de Thésée, duc d'Athènes, reçut ses hôtes avec une courtoisie pailftrîte. Parmi les fcrtrices, miss Clara, grâce au superbe schall des !ndes qu'elle devait à la générosité réceàte de son frère, excita particidièremeJQt
URiVIfll SB. iV
HèKkMméi^pMiù fi k jcbmie des Irmmb. QmM ma ait tMn« mil M- fat pitti appiaq^i 41M le cMtfa iFÉIhanBgtsa. fl
n'avait voulu aecepter que le rôle.peu important de BottMi^«t|i^ àê huétmét bu étage. Mm le bon §fM U U A^éUU surupiikuse ^ um fMtune^ k nw^mlâ mmihé 4fe €â p/if tODûie, au m»- ■MBt MftMit 4Mà« par ïatàt% 4'w gteie miiiérieiir, H putnait aM tteé'lni, Int êàiwintà mm irqik liif» i>pplaBdiit»minti ca^ rites. En général , tous les acteurs et actrices, quoique ibihds air mùti$ du pabik ^piek j«uw MHrtte, dUénMii^ b mam» éè bravos k iiqudie fwf €»t Mpiner d0s cwiédMQs éi (^^
I^ ilspréieiAatioa aehaf ée« k MWp^giiie, m «ttiu^^ «• rdpûdît âtm le îardin oji 4afts iës appaitaneiiU du tfaAkaa, fWir •• Mvr#r aug dit iws /MWtitiiwtiili. QuiPi à linNvbi^^ « il s^ap- DresM de itoniiiMlnr an leBM cniMlf , ëm diiinoMif w ab tiMumiÉ •a tâte d'éw , fcawii«iM; îi a? ait fimvé «nw Clara* Le woite xépondit p«rd«9ffrQt4iitot«Me d'adwirati^ft imr 1» be^oté, k pj^7* •ÂDuoiiii* MdnMfa,^ d« iB^e î^ohm da«^ 1 U ajouta qu'ii «'avait osd, tmmm û aurat dû k Aiira, qutttçr, dan^ k darwire saè», aatJHa diM^depeurde #e mMtr^ m miim ù'um mmmraàe^ daw «ft onstima troppaa avantagai» at tro^ pan propre à ^uèt» dtos k Mla m$« Ckra TîippiissMOfi /(pi'i| «oiÂaitatt produira sir elle. U ajoute «aW .allait <a f^ar« f(m paraîtra au dW dan» m
om*»me jM^i9imfm9t4$f
rtfanniTia.
Poar les ]eax , lef trattstlssementg , les agréable! piMe-temps ; Thre Tamovr» qui jondie de fléofa goai .pasaag». aB«KB»«AaiB. ^PifiMf â'wmomr jpardiia».
a^PiMf^eiM, Mi«a|i4r»lla aoàM ewapieiiet A m €|i^6tf4e |MV6«a. Id, t^.
Dans llaterraHe^ s'éeacila entre Jie apacteele 4rt le repas, une assez longue eon«f ersaiion eut lieu dans un endroit retiré du Jardin entre le ministre dargiil at miss M«pvvliray. Le ministre déclara t la sœur dulairdde Saint-Ronan, qu'il avait appris qu'elle était an moment de se marier, il ne pouvait expliquer une pareille résolution de sa part ; il était impossible que miss Mowbray eût perdu le souvenir des obstacles invincibles qui s'opposent à cette union : dans le cas pourtant où U en serait ainsi, le ministre déclara
328 LES EAX7X DE SAINT-RONAiy.
qu'il se verrftit contraint à remplir ses devoirs de chrétien et d'bomme d'honneur, et à foire usage du fatal secret dont il élait dépositaire.
Miss Mowbray accorda peu d'attention à cette déclaration da
' ministre , et elle parut à peine comprendre le sens de ses paroles ;
elle se retira en laissant M. Cargill étonné de son indifférence
et de sa froideur» pendant une conversation aussi intéressante
pour elle.
En quittant le bosquet où il venait de s'entreteuNT av<Bc la jeune miss » le révérend ministre rencontra dans une allée étroite un beau cavalier, vêtu à Tespagnole, la guitare sur le dos, et engagé dans un entretien assez vif avec lady Binks.... C'était le comte d'Éiherington , qui avait quitté le costume sous lequel il avait paru dans les Tableaux dramatiques, pour l'habit de velours et de soie.
M. Cargill crut reconnaître dans le comte une personne de sa connaissance , M. Bulmer : malgré le sang-i^id imperturbable et l'assurance presque impertinente du jeune lord, qui protestait que tel ne fût jamais son nom , malgré surtout le peu de confiance que le ministre avait dans sa propre mémoire, il ne se persuada qu'avec beaucoup de peine qu'il n'avait pas devant les yeux le véritable M. Bulmer, tant la voix, Tâge et les traits du comte lui paraissaient offrir de ressemblance avec ceux de cet individu.
Au moment où la société se réunissait dans le salon pour se rendre ensuite dans la salle à manger, lady Pénélope s'approcha de M. Cargill, et lui exprima, avec les compliments les plus flatteurs, le désir tiu'elle éprouvait de l'avoir auprès d'elle pendant le dîner : l'éminente piété du révérend docteur, aussi bien que ses lumières profondes étaient l'objet de l'admiration et de l'estime de lady Pénélope. En poursuivant avec adresse ses cajoleries, lady Pénélope dirigea insensiblement la conversai ion sur le caractère, la personne et les afl'aires de miss Clara Mowbray. Mais le ministre, avec plus de pénétration qu'on n'en pouvait attendre d'un homme aussi distrait , devina surrle-champ ses intentions ; il interrompit brusquement la conversation, et, après avoir salué milady avec froideur, il la laissa fort mécontente du peu de succèes de sa tenta^ tive.