‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 131 sur 161 · LÀ RÉPONSE · texte numérisé non relu

LÀ RÉPONSE

Ta portet on précieux paquet , (pentUle poste ; nitre et goafre... prends garde à Pexplosion.

Vieille Comédie.

« J'ai reçu vos deux longues lettres, mon eher ÉtheringUm , avec non moins de surprise que d'intérêt ; car ce que je connaissais déjà de Yos aventures en Ecosse ne suffisait aucunement pour me préparer à un exposé de faits si terriblement compliqué. Mais à présent je suis à vos ordres, plutôt néanmoins par souvenir du passé que par espérance de l'avenir. Je ne suis pas faiseur de phrases , mais vous pouvez compter sur moi tant que je serai Harry Jekill. Il fut un temps où tout vous réussissait : le jeu vous était favorable , les femmes se jetaient à votre tète; néanmoins, pendant ce tempi^là, la vieille épée classique était suspendue sur vous par un crin de cheval! votre rang était douteux, votre fortune incertaine; commet votre bonheur vous a-t-il manqué précisément lorsque vous vouliez former une union pour la vie» union que le soin de votre fortune exigeait? Étherington , j'en suis étonné.

« C'est un ami qui vous parle ; et s'il vous donne ses conseils dans un langage quelque peu franc, je vous en prie, ne vous en offensez pas. D'abord, il me semble que jusqu'à présent votre conduite n'a ressemblé à rien moins qu'à ce sang- froid et à ce jugement dont vous êtes si heureusement pourvu quand il vous platt de les déployer. Je passe par dessus la mascarade de votre mariage... c'était un tour d'écolier; et quand mêpae il aurait réussi, quelle sorte de femme auriez-vous eue, si cette Qara Mowbray eût consenti au changement que vous lui proposiez? Je ne vous pardonne pas non plus la farce que vous avez jouée au ministre , aux yeux duquel vous avez détruit la réputation de la pauvre fille, pour l'engager à célébrer la cérémonie... ce n'était pas une ruse de guerre permise. Mais enfin toute femme est esclave de son honneur : je n'imagine donc pas qu'il soit bien difficile pour Clara Mowbray de se décider à devenir comtesse, plutôt que d'être

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