CHAPITRE XXVin
l'àlaamb.
JkfftAi tffeittble tt feaint^or. ta bravtilie, qvind 4^éft ioii4«iB V» tour billoa ; alati s'urdtt effrayé le cbef belli^aeux , quand sa Iftche armée fuit.
Il av»1t été décidé ipor tout «eux qui prenaient Taffiitre en eonsidér^timi qo» le fouetteux^ le capricieux, le vieux luibab se qoerelleraiX bientôt avec son hôlesi^e , mîstresiDods, et s'ennuierait 1^ de sa résié^ee à ^ibt^Ronan.Ua homme m engeant pour lui*
mèom , et «i jaloux de isosDaiire les afiiirea dautrai ^ dsvtii trouver» disaitmui , lu «phare bieii limitée pour satis&ûre ses goûta et a eurioNté , «t BHâàle-ftHs le joUr et l'heure de aon dépiàt avaient été fixés d'une manière précise par les oisife daa £«ux. Mats le vieux Touchwood tfà uNOti^ait toujours au milieu d'eux , lorsque le tempe le permettait, ftvec son visage basané, aon cou BOigneOtement entouré d'un immense mouchoir des lâdes, et sa earaie à tète d'or qu'il lie matnpiait Jamais de porter sur l'épaule; ses membres oourts, mats vigoureux , et sa démarohe fière mmtraient claireu^nt qu'il portait iQctle canne plutôt comiM une marque, de dignité que comme un appui. Il demeurait à te source, répondant d'un ton bref et refrogné à totites les questiims qu'on lui adressaîl , et fiiiaant ees remarqu^sur la cMipagnie, sans s'inquiéter le moins du monde s'il pouvait offenser) et aussitôt que l'antique prêtresse lui avait servi son verre d'eau santtanre , il lui tournait les tahms avec un bonjour, bien seo, et s'en allait à lamense voir son vieux M. Cargill, ou s'engager dans quirique discuiHon avec ses voiiins du vieux village.
Là fétlU êUît qa^ rh<mnéte homme , après avdir mfs les choses sur un bon pied dans rauberse» autant que mistress DodsTavait tmIu permettre, s'était sagement ibstenu de pousser lès innotations plus loin , sachant que toute pierre n'est pas susceptible de reoevoip le dernier degré de poH. U s*<iecupa ensuite de rétablir Fordre dans la maison du ministre » fit nettoyer le plancher, seeouer les tapis et laver lé$ assiettes; remplit la botte à thé et le suorim', donna des robes neuves aux servantes , fit cultiver le Jardin et les terres attachées à la mense. Mais ce n'était point assez pour M. Tooehwood que de commander dans la maison du pasteur, il aspirait à exercer son empire dans tout le vieux village, et déclarait la guerre à tous les usages nuisibles : ainsi les ftimiers qui croupissaient au milieu du ehemin furent transportés derrière la maison , les brouettes cassées et les charrettes hors de service
n'obstruèrent plus la voie publique Lé vieux chapeau ou le
eotilton bleu disparut de la fcnètre où il tenait lieu d'un carreau , et ftit rttnplftcé par une bonne vitre transparente. Le pouvoir du bailli lui<4liéme n^était qu'une juridiction inférieure comparée i la soumission volontaire que les habitants accordaient à M. Touchwood. fi y avait néanmoins des personnes récalcitrantes , qui refusaient de reconnaître l'autorité qu'on leur imposait ainsi , et qui n'adoptaient nullement les réformes que tentait d'introduire M. Toucb* wood. Le réformateur faillit même un Jour être victime d'un de ces abus qu'il ne pouvait déraciner. Un soir qu'il s'en revenait du presbytère , pour éviter de tomber dans un trou à fumier, qui se trouvait devant la maison d'un homme jaloux de suivre les usages de ses pères , il fit Un détour considérable , et s'approcha tellement du foM^ de l'autre e6té de la route, que le pied lui glissa et qu'il roula I une profondeur de trois eu quatre pieds. Mais la fortune veillait sur le pauvre Touchwood : un passant qui l'entendit crier au sei^un s'approcha avec précaution du bord du fossé , et après avoir reconnu la nature du terrain aussi bien que l'obscurité le permettait, il réussit enfin, non sans beaucoiç de peine , à le sortir de l'eau bourbeuse dans laquelle il gisait.
« Vous êtes-vous fait mal? » demanda le Samaritain à l'objet de
Hes soins.
m Non, non, de par le diable! non, > répliqua Touchwood fu-*
. l rieux de son malheur et de la cause qui le lui avait attiré. « Groyez-
^;l vous que moi , qui suis fàlé au sommet du m<mt Atbos , à une hau^*
^teur de guanos ooÀUe pi^ au dmiis du niveau à» la nm^
je me soucie le moins du monde d'une chute comm« celle-ci? » Mais tout en parlant ainsi il trébucha , et il fallut que le charitable étranger le saisit par le bras pour rempècher de tomber encore.
c Je crains que vous n'ayez plus de mal que vous ne le supposez, lui ditil ; perqiettez-moi de vous reconduire jusque chez tous. — De tout mon cœur , quoique cependant je puisse m'en passer , » répondit Touchwood ; et il accepta sans plus s'en défendre le bras qu'on lui offrait , d'autant plus volontiers que le Jeune étranger lui dit que son intention était de passer la nuit à l'auberge du vieux
village.
Arrivé à la porte de mistress Dods , M. Touchwood eut besoin d'appeler long-temps et à grands cris avant qu'on vint ouvrir ; et quand la servante arriva enfin , épouvantée peut-être de voir deux hommes dont l'un était couvert de boue des pieds à la tète, elle laissa tomber le chandelier qu'elle tenait à la main, pour s'enftiir à toutes jambes. Mais la porte était ouverte , c'était le principal : ils entrèrent donc, et pénétrèrent dans la cuisine. M. Touchwood, qui , sans oser le dire , prenait pour du sang l'eau croupie qui dégouttait de ses vêtements , s'empressa d'examiner ^'il n'était réetlement pas blessé , et il se trouva qu'il fut quitte pour la peur. Toutà-coup on entendit résonner la voix de l'hôtesse : « Paresseuses !
drôlesses! vilaines feinéantes ! criait-elle^ oui-dà,un esprit!
Tenez bien la chandelle, John Ostler je vous réponds que c'est
un esprit à deux mains, et on a laissé la porte ouverte Il y a
quelqu'un dans la cuisine marchez en avant avec la lanterne ,
John Ostler. i
En cet instant critique l'étranger ouvrit la porte de la cuisine , et vit la dame s'avancer à la tète de ses troupes. John Ostler et le postillon bossu , l'un portant une lanterne décurie et une fourche, l'autre une petite chandelle et un balai, formaient l'avant-garde. Mislress Dods elle-même était au centre, parlant haut et brandissant une pincette, tandis que les deux servantes, comme des troupes sur lesquelles il ne fallait pas beaucoup compter après leur récente délaite, suivaient à Tarrière-garde. Malgré cette admirable disposition , Tétranger n'eut pas plutôt montré sa face et prononcé les mots : « Mistress Dods.... » qu'une terreur panique saisit toute l'armée. L'avant-garde recula en désordre, Ostler renversant l'hôtesiiedans la confusion de la retraite; celle-ci, non moins épouvantée que hii , l'empoigna par les cheveux , et tous . deux entamé-