‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 38 sur 161 · LE BILLET · texte numérisé non relu

LE BILLET

Grande ftit la surprise du jeune chevalier de Valence «t du révé^ rend père Jérôme , lorsque , après avoir enibn^la porte de la cellule , ils n'y aperçurent pas le jeune pèlerin ; d'après les vêtements qu'ils y trouvèrent, ils jugèrent avec raison que la pauvre novice, sœur Ursule , l'avait accompagné dans son évasion. Mille pensées irritantes se présentèrrat à la fois à l'esprit de sir Aymer , comme pofr lui fisiire mieux sentir combien il s'était laissé honteusement jouer par les artifices d'une nonne et d'un enfant. Son révérend compagnon n'éprouvait pas moins de contrition pour avoir prié le jeune chevalier d'user avec modération de son autorité. Le père Jérôme ne devait son élévation au grade d'abbé qu'au zèle ardent qu'il affectait pour la cause du monarque anglais ; et il ne savait trop comment concilier sa conduite de la nuit précédente avec ses intérêts. On commenta tout de suite des perquisitions , mais 5n découvrit seulement que le jeune pèlerin s'était très certainement évadé avec lady Marguerite de Hautlieu , événement dont les femmes du monastère témoignaient une grande surprise mêlée de beaucoup d'horreur ; tandis que la surprise des hommes était modérée par une ^rte d'étonnement assez bien fondé sur l'excessive différence des avantages physiques des deux fugitifs.

« Sainte Vierge I dit une nonne , qui âe serait imaginé qu'une religieuse de si grande espérance, sœur Ursule, si récemment encore bdignée dans les pleurs que lui arrachait la mort prématurée de son Pcre, fût capable de s'enfuir avec un jeune homme à peine ftgé de î«atorze ans? •— Bienheureuse sainte Brigitte! dit l'abbé Jérôme, quel motif a pu décider un si beau jeune homme à seconder un caur

IM LE GHA7SAQ ê4«&IÏU£UX.

comme dit le proverbe : • U ne pouvait gu^^ jBtUer n» âiit^le M p{yg f |iai§9 co^BiS^i^- f *~ ^^ ^«i^ eiivf^rer P»#s Mld^ti à li f^r-

pèlerin doit avoir laissée exprès , ne contienne des éclaaiyjs#OTiRl^ ipr pptre mjrftéi^pi prisonnier. »

^pr^ eç «vpil* examiné te ppptfqn ay^ m^^ mw\W^ U lift I haute voix : « Je «pi^ssigné, P^SMèriç iQgé au ipoiijifUr^ 4^ $^tffr Brigitte , vous informe , père Jérôme , abbé du susdit couvent, que, vous voyant disposé à me traiter en captif et en espion dans le sanctuaire où vous m'aviez reçueoQ|9)e m^lfide; j'ai résolu de recouvrer ma liberté naturelle dont vous n*avez pas le droit de me priver , et en conséquence je quitte votre abbaye. D'ailleurs, ayant trouvé la Tmm I %W^ ^9 V ^P)7® /QpuireRl; «(peur SJrinla , lâqiielte , d'après jjl r^eppiia^iaPMy «f!^libr^> m^^^mm^ 4^ mvji^iiai» d^rwr ff«r dw» le vmm^ }>r^ Vff^^ > ^^Af^% Mwsmtfi \ tiir» us4se çM |Bf^ er^F^^g^y j^ 1'^ secondée a?^ i^j# da9l c,^ |)Mt l/^i^ioie » Mi)r ^^e à la li^i de Dieu ^ iaïux réi^^e^ii^ dii$ SaiDtt-Brigitte^ qui m trop donj^ aucune autoritié pour F^t|îpir )# P^/wm#s 4e Ahqc» , ai i^ »'Qn( PIS jTf évœablement pro^pp^é J/e« yem^ de |i-âr#e^

f Qu^i \ vo^s, «i^ J(dpi de Waltoj» ^t sir ^j^iiir idle YiileM», idii^9)ieiy ^'4^teiTe, çomw^#9^ ^ mmm^ dp i^jtt^^n d^ DpmglSiSy j-ai seuj^nief^ à ypus #/e we Vipu^ a?^ agi et que nuif fÇi$s(^ |l ipopigard sosB l'/fifluence d'w mr^Uere 4kw( 1» «ptaitiM l^'e^t ^i^ue qu^ 4e mon ^ète qyépiestri^l, S^rlfai» , dOQt j'ai pg^ i3$^y^abl# .de i^ foire passer poinr )e j|M- liais Mmw [e m MHr

rais sa9« qi«B)quç bontf ^^ résoudre II mm lii^^^ mmrmàmà te ffiÇTi^tf je doQpe permi^ioQ à Bert^im )e ^éipiestr^ , et i»èa# je loi pr^im de yops dire da^s quel bu^ j'a^ai^ 4^jrig^ ^if» f^ j^a ]^ phâleau de Dovgla^. .Qaao4 ee ^eoret sera connu , il ï^ restera qu'A ^i^rJwer njues sentiments à l'égard des 4eu|[ el^valieri i iCl» r/etow 4es j^if^ et djes cljtajgfrii^s i^'Us m'oçt /ca^sfés par t^eiui^ vîpl«i«eaiBt leurs menaces.

« £t d'abord, relativeipent à sir Ayme«* de YaLence, je bd pardonne volontiers upe erreur à laquelle je me liuis prêtée iwi-méiD^ : j^e $era toujours avec plaisir que je le reverrai cpinme ujae aoeiieQW eoçmaiçsance ^ je ;ie penserai à TlûstQire de ces quielqvei» jours fpêf pour ^'ea amuser*

«iAfinu^m. lit

« a oanAiite à mon égipd est tolto qu'îI Ig |ni|m6 éttfitftf m qg$ fi doife Ia pardcmMr ; M j'^tpère qu'il qae easifNra&di^ lanqu i« lui dit qw toot rapport dait ditarraais netf^f 60tr« lui •( 1« |np^ tonda AviïWfHi. »

« C'est éê la felte ! ê'im^ Yêhbé apn^ avoir In ia Mira; . . la Mia aaeonipagBd auai fréquaorniaDt patia BMiadia paatj)at)tlalla , at ja, ferait bien de raaoa^iqaiidar aux «oldata qm rabrafiaroBt oa jauiia Âuguêtinde Ja femMre imœédiataaiajit au fm at à Taau i a( fl-aveir bian aoîB qu'iui na M hmê mmti» alisoiiiflEiaBt qua mqiai ait nrf*? oaMaira pour aotrati^ la fié ; mtaaa Ja ne iwaîi lani daota 99e d/impfraixYi par iasdaata» si ji eomMUai» d^ t«iiip$ I autra qudoiai Hagaliatifliia ai ap aaarr^Lm , eaioturimat m^^^mmimm wmé) viritAlaa fbuats, da bûBBmbmmmu, ata* i^ Pais! anap f^irand père , dit de Valence , je commence à comprendre tout cela. Jâtai de Waiiim« ij fioai «oaMam étaient traia « ffii^m^iê ^unaiaorohar i^fltM; 40» da aavMatir i oa 4u'un doigt daisat Augvutjn Ibt piqud par uii sioûshcriiib iu liaii de traitier ae i^^ ja me amt#nt^i d'avouer qya« pour aaa part» j'ai ^ smnVmtt ta&amà'jm(àmmeiA4 lur mui bMuiaur* si j'aufoia mai cana aoir Ittfrafifid da» fiiCtti&« aa aéra au taipr r^eepe^^iudapt biea, Um^ fa'ili lai «HMt laiiii , da U^i^mtef mt» fe^fM» êtéelm PH)« téger jusqu'à t^ lieu de reftige honnête qu'ils pourront chojiif ^ -r j'a^itoa» > féfdiipi TitoÙq^ afMt Tair dtraogaiMi^ittBfus, « 0rm ja a«Kii d'iriiord aptandm àm» l'iutérât d^ i'ÉisfUsa, t^M^lwit

Y»K^^ fM i« frf^ofiMt â# idéiitfteel m mmir^m itp^alir ni j^q^

pour piw 4M« YA111 «P «W^îjBrfj^^ k di^ «QciHttMu^ MUS perdra mm^iâ^, inff^m^ m 39^ à^ W^iim U la imFsmm qu'iout fris^ ^ 4ffiii.îres, Mim ^ réf^rmd pèr^ i m mm touttiBttr , uoji^s pou^rojas »(hS ai^laudir Ymi l'mtif^ 4^Mf^ 4éw bamsi^d'w^ terrjlda ^opmissi^^ ^l^|a»t4!P^^i)pu$^gr toiirai(eut if^éivt dj^^ip^ par pu mos^ t^n ^mpk i il ne s'^i^ fHi d^ rév.eîltor le doraaeur, J^ais , p^r $«iii(^-BrigiiAe j ié^ pr4tr# et tout iBi^m ^it pre«#e gp <^oin9«Î6(ératiou Vm&^imi 1^ Xoto de W4ilai^« J^ fous dis^ pàr$ » «^ li cette l^tre^ # :MPi^-t-Q 49 la touchant du doigta « doi$ <Mri9 ^QWQpriSi^ J|fttér$tI<îPMMit^ jj ^st l^hûoifii^ Jeftos dign^ de pMié4iûi?;6sp^

t^mm^na^fmy^i» moitié

IS2 LB GHATEAUiDANGEREUX.

digne eeelésiast^oe y de peur qae cette affûre ne M>it jdns importante encore qae je ne le pense, et qu'après a?oir cru pteétrer le mystère je ne sois obligé de reconnaître qne je tous ai seulement fait changer d*erreur... Holà ! hé ! sonnez le boute-selle ! • cria-tril par une des fonètres de l'appartement, « et que les hommes qui m*ont accompagné ici se tiennent prêts à battre les bois en s'en re? tournant. -* Sur ma foi ! dit le p^ Jérôme , je suis fort content que ee jeune étoumeau m'abandonne enfin à mes réflezi<ms. Je déteste qu'un jeune homme prétende comprendre tout ce qui se passe , quand des personnes fort supérieures sont obligées de s'avouer dans les tendres. Une telle présomption est coipme celle de cette orgueflleuse Ursule, qui prétendait avec son œil unique lire un manuscrit que je ne pouvais déchiffrer moi-même avec le secours de mes lunettes. »

Cette apostrophe n*aurait pas extrèmanent plu au jeune chevalier, et ce n'était point d'ailleurs une des choses que raU)é aurait voulu énoncer de manière à être entendu ; mais sir Aymer en lui serrant la main lui avait dit adieu , et il était déjà à Hazelside donnapt des ordres particuliers au petit détachement d'ardiers et d*autres soldats qui s'y trouvaient $ tandis que Thomas Dickson dierchait à recueillir quelques détails sur les événements de la nuit.

c Paix, drêle ! s'écria sir Aymer, occupe-toi de ta propre besogne , car je t'assure qu'il viendra un temps où elle exigera toute l'attention d<mt tu es capable ; laisse aux autres le soin de leurs affoires. — Si l'on a des soupçons contre moi , répliqua Dickson d'un ton bourru et rechigné, il me semble qu'U serait juste de me faire connaître l'accusation. Je n'ai pas besoin de vous dire que la chevalerie défend d'attaquer un ennemi sans l'avoir défié. — Quand vous serez chevalier, repartit sir Aymer de Valence, il sera temps de discuter ensemble l'étiquette. En attendant, vous [feriez mieux de m'apprendre quelle part vous avez prise à l'apparition de ce fentome guerrier qui a poussé le cri des Douglas dans la ville de ce nom. — J*ignore absolument ce dont vous parlez , répliqua le fermier d'Hazelside. — Tâchez donc, reprit le chevalier, de ne pas vous mêler des affiiires d'autrui, quand même votre consciœce vous dirait que vous n'avez rien à craindre pour vos propres actions. »

A ces mots, iljs'éloigna sans attendre de réponse*

c Je ne sais comment cela se fait, se disait le chevalier , mais un brouillard n'est pas plus tdt dissipé que nous nous trouvons picmgé

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