CHAPITRE Xr
lODnier à Douglas, je fis [préparer im grand banquet la veille de Noël, et j'envoyai des invitations à tous les jeunes ehetaliers d'illustre femille qui étaient connus pour passer leur vie à mani^ Ie$ armes et à chercher des aventures. Lorsque les tables furent desservies et que le festin fut terminé , Bertram y comme nous en etoas convenus , recrut Tordre de prendre sa harpe. Il chanta , et fut écouté avec Tattention due à un ménestrel de si haute renommée. Le sujet qu'il choisit était les variations de fortune de ce château de Douglas , ou, comme le poète rappelait^ du Château Daur gereux. « Où sont les champions du &meux Edouard P"" , dit le ménestrel , lorsque le royaume d'Angleterre ne peut fournir un hoipme assez brave , ou assez habile dans Tart de la guerre y pour défendre un misérable castel contre les rebelles Ecossais , qui ont juré de le reprendre sur les cadavres de nos soldats avant que Tannée smt révolue? Où scmt les nobles dames dont les sourires savaient enflammer le courage des chevaliers de Saint-George ? Hélas ! le génie de Tamour et de la chevalerie est endormi par nous ; nos chevaliers se bornent à de misérables entreprises, et nos plus nobles héritières sont livrées à des étrangers» comme s'il n'y avait dans leur propre pays aucun chevalier digne d'elles! » Le ménestrel se tut; et je rougis de le dire moi-même» comme remplie d'enthousiasme par le chant du barde^ je me levai et détachant de mon cou la chaîne d'or qui soutenait un crucifix particulièrement consacré , je fis vœu , toujours avec la permission du roi» d'accordei: ma main et l'héritage de mes pères au brave chevalier qui , noble de naissance et d'origine , conserverait le château de Douglas au roi d'Angleterre pendant un an et un jour. Je m'assis, ma chère sœur , étourdie par les applaudissements que les convives donnèrent à mon prétendu patriotisme. Néanmoins un moment de silence régna parmi les jeunes chevaliers qu'on pouvait ra^onnablement croire prêts à accepter cette oSre, même au risque d'être embarrassés d'Augusta Berkely. — ' Honte à Thomme, dit sœur Ursule, qui aurait pu penser ainsi! Ne prenez que votre beauté seule en considération : un vrai chevalier aurait dû s'exposer au péril de défendre vingt ch&teaux de Itouglas, plutôt que de manquer cette occasion d'obtenir votre main. — Il est possible que plus d'un ait pensé ainsi, reprit le pèlerin ; mais on supposa que les bonnes grâces du roi seraient à jamais perdues pour ceux qui .sembleraient empressés à contrarier ^ royale volonté quant à la main de sa pupille. Néanmoins, et à OE^ grande joie, la seule personne qw profita de Toffre que j'avais
13b LE CHàTfiil? bAftGtftEUZ.
llttë m »ir mh Aé W«ltdU; et i^ttttlmé ^n àeèttltlliéll à fit «ttb()ratthiiéfi K tinè felâtlèë c sàùF âpprobattoti aU Ml, » i'es^»6 pil ft'â Heh perdu dané W fdvfeù^ d'Edouard. ^ Sttfêz-eti fcoli-i ^àlHctië; magnanime jeune fille; réj^M^uz la nbhfae : il ii'ë^t ^aH A bbihdte (|uè Votre giShéretix dévôuémeht kiùise k totré atûàtit dsitiè Inssprtt dd h)i d'&ngleleri'b. Nous entëndUils (}Uëtqu«nK pMëi* aèl tbôéë» dta ttibnde danè ce ëbih retiré du clbttt^ dé Sàiilte-BH^ttë ; Û Ife Bruit court pàrtûi les soldats anglais que le rôt Ait stilis dbbtfc ôHbnsif ett Vous Voyant mettre Vdtrfe Totoutë eii o((t)bMtii!^ âveb la «ilêhtié, niàii qUé, d'ûti Mrh ëôté, sik" Jbhb de Waltbn Astit bà bdibthëd'ùnlé si brillante rëpdtàitbh^ Votre offl-è ti^)^m\t MbM tiàé ^itbqbë ibetlleuHi bt bbti btabliéé, ^ùë ib M bë {tOUVéit; â« ëobdiàëHfcékhënt d'uîié gtiérrëidàUgéreUse, priVël* un cbëvaliëk-ert-àtit de sa ^smèe -, k^il la ébni)tiérait ebUvëbablëniettl piir sa Itiiëe bt Hffi «^ée.— Ah! mk% sttbr Ursblë! • toùpfi'a Ib t^élerth dëgUiSK^ i mais qûeti ne sbbt 0ai ieé bérill qûH iRàdt sûHUMter j[Rmr qùb llOtrls «môbr {MrViëbnë bbhii hd fiUt! Tàbt iqbë Je demëbirâi dans mon bbftteab solitaire^ bbttvëUeê km nnuVelliBS tinrent m'àlaitttbt^ stik* let bbmbt^ebi bd ^tutèt les tbbstabti dangébs qui «ntburaiènl n^bti amant ^, enfin ^ d^bs ttn moment de Mfe^jerémm de partir sbusëë dl%b%femMt â'IibMmë. Je toulais roir mu»- Mbtbe dafi§ qbellë sitbàtibll %e trbuvàli taon chéyalier^ pwt mk déëider lènéuR^ b pH^bdre quelque moyen dlâbréjtt^i* son temps d'^irëdVe ï m vbë dd ebttbàii de îyôvt^ \ m\ pburqnoi lenferaUjb ? ëellë db «r Jbhb de Waltbh devait seMe m'impiter. Peut-btns, iRb bbèrb steut , ne robs 6lt-il ]^ai ^Mbte db et»ffi{miidre cwâbfen i'étàis tentée de iienoneër h unb féèbbktidn \tub j'avais prlte dsttis ribtiét^t ffe mob propre hônbeur bt \le \èelttf db taon âbnAt^ mA éotti^ez ine cette résôlulfbn avait bfé dAstée par ùb ibôment 4^èntHbûMitoe , et qbis Ta démarche b la^ièltè Jb mb Ateidai était h conséquence aèsez nàtilrbllé d'un état dïbcertRudb , Ibng, jpréttJMe, àccàblabl , dotal l'effet était d'àflbibllV* mob âmé M ekaltéé antt^fets ^ar Faiboùrae ibbn pay», èce^j^H biësbmblàît/mMsebliJàlfCé, hélas ! par des senltmenls très pàsèionb^ bt d'âne bbAirb bien pins peréonbellè. — Hélas 1 i dit ^Vbù^UrMè , âVeé bn ^Mbmd intértl» V c^oyez-vbus donc que l'ai^^de cett:e ébceintë ait sur te céurfiimmin là Vertu de c^ mérVèiTléâ^è!» fonlàinies qbl p^ifibnt», «it-bh , tes subRstances plongrées dans Tëbrs eaut? Écoutek mob bfstoifev bt jugez ebsuite sll en peut être bibsi d'une ibftMbnée qid a tant He iâtfsès Oe ebà^rib. Né eràigfbbï ^i iftté ûm ffi^dMtft "H ttajpi:
GHAKTREZI* tSS
il HxÉL laiira* k nm toisint d'Haiekide le loirir de fiiire Ituh airan* getneati pour là nuit atant que je puisse vous donner les moyens de TOUS étader; tous aurei un guide sur , de la fidélité duquel je réfNMids 9 pour diriger tos pas à UiïVers ces bois et tous défendre en eas de danger, ear il ftiut tout oraindre dans ces jours de trouble J U nous reste donc encore une heure ayant que vous puissies partir, et je suis convaincue que vous ne pouvei mieux employer ce templ ^'i écouter dei malheurs trqi sinidilablea aux vôtres » produits Clément par une passion fiuiestet malheure pour lesquels vous nt pouvez manquer de sympathie. »
La tristetce de lady Auguste put à peine l'empêcher de sourire du ein^Uer contraste qu'offraient la hideuse figure de cette victime d'une tendre passion et la cause à laquelle eUe imputait êes douleurs ; mais ce n'était pas le moment de songer à des railleries qui eussent mortellement ofiensé la sœur de Sainte-Brigitte » dont elle avait si grand besoin de se concilier la bienveillance. Elle se pré« para donc à écouter la religieuse avec une apparence de sympathie qui était la juste récompense de celle que lui avait témoignée sœur Ursule ; tandis que rinftNiunée recluse, avec une agitation qui ren* dait sa laideur encore plus frappante , raconta presque à voix basse l'histoire suivante»
< Mes infortunes commencèrent long'^temps avant que je m'appelasse sœur Ursule^ et que je fusse renfermée comme novice dans ee cloître* Mon père était un noble normand qui » comme plusieurs de ses compatriotes > vint chercher et trouva fortune à la cour 4u roi d'Ecosse. U fot nommé à ht i^aee de shérif dans ee comté , et Maurice de Uattely ou Hautlieu était compté parmi les riches et puissants barons de l'Ecosse. Pourquoi tairats-je que la fille de ce baron ) al<m appelée Marguerite de Hautlieu, se distinguait aussi entre les plus belles des nobles dames du pays ? Ce ne peut être une vanité blâmable qui me porte i vous l'apprendre , car vous auriez peine k soupçonner maintenant que j'aie pu autrefois avoir une sorte de ressemblance avec la charmante lady Aiq^ista Berkely* Vers ce temps éclatèrent les malheureuses querelles de Bruce et de Balâol , qui ont fait si Jong-temps le malheur de ce pays. Mon père» déterminé dans le choix d'un parti par les riches parente qu'il avait à la cour d'Edouard, embrassa avec chaleur le parti anglais et devint un des plus fougueux partisans , d'abord de John Baliol , et ensuite du monarque anglais* Aucun des Anglo-£cossaiS| eomme on ypehût son parti »aefot aussi zélé peur la <km-Boug<i et ausun
124 LE CHATEAU DANGEEEUX.
fie ftit plus détesté par ceux de ses compatriotes qui suivirent Fétendard de Saint-André et du patriote Wallace. Parmi ces soldab du pays , Malcolm Fleming de Biggar était un des plus illustres par sa noble naissance y ses hauts talents et sa réputation de cheyalio*. Je le vis : cette femme horrible qui tous parle ne doit point rougir d'aYOuer qu'elle aima et qu'elle fut aimée par un des plus beaux jeunes hommes de TEcosse. Notre attachement fut découvert par mon.père presque avant que nous nous le fussions avoué Tun à l'autre, et il s'emporta violemment contre tous les deux. Il me plaça sous la surveillance d'une religieuse de cet ordre , et je fus enfermée dans ce couvent de Sainte-Brigitte : mon père n'eut pas honte de m'annoncer qu'il me ferait prendre le voile de force , à moins que je ne consentisse à épouser son neveu, élevé à la cour anglaise , dont il avait résolu de feire son héritier , n'ayant pas de fils pour porter le titre de baron de Hautlieu. Je ne fus pas longtemps à faire mon choix. Je protestai que je préferais mourir à recevoir tout autre époux que Malcolm Fleming. Mon amant ne fut pas moins fidèle ; il trouva moyen de me faire savoir qu'une certaine nuit il attaquerait le couvent de Sainte-Brigitte pour me rendre la liberté. Il voulait m'emmener au milieu des bois verdoyants dont Wallace était généralement appelé le roi. Mais vint une heure maudite , heure de folie et de fatalité. . . Je me laissai arracher par Fabbesse un secret qui devait lui paraître horriblement sacrilège. Je n*avais pas encore prononcé de vœux , et je pensais que Wallace et Fleming avaient sur tous les êtres les mêmes charmes que sur ilQoi. L'artificieuse créature me fit croire facilement que sa loyauté envers Bruce était à l'abri de tout soupçon , et elle prit part au complot dont ma liberté était le but. L'abbesse promit de faire éloigner les gardes anglaises jusqu'à une certaine distance y et les troupes s'éloignèrent en effet , ou plutôt le feignirent. En conséquence, au milieu de h nuit fixée, la fenêtre de ma cellule, qui était au deuxième étage , fot ouverte sans bruit , et jamais mes yeux ne forent plus satisfaits que quand , déguisée et prête à fuir , portant même un costume de cavalier comme vous , belle lady Augusta , je vis Malcolm Fleming grimper dans mon appartement. Il se jeta dans mes bras. Mais en même temps mon père avec dix de ses hommes les plus robustes remplirent la chambre et poussèrent leur cri de guerre : « Baliol ! » Des coups furent aussitôt donnés et rendus de part et d'autre. Au milieu du tumulte une espèce de géant se distingua y même à mes yeux troublés , par l'aisance [avec laquelle il
CSâPITRE XI. 125
terrassa et dispersa cenx qui s'opposatent à mon évasion. Mon père seul opposa vme résistance qui manqua lui defenir fctde ; car Wal* lace , dit-on , pouvait à lui seul triompher des deux plus vaillanfa champions qui jamais tirèrent Tépée. Ecartant de lui les hommes armés , comme une dame écarterait avec son éventail un essaim de mouches incommodes » il méprit d'un bras , se servit de l'autre pour nous protéger tous deux ; et je fus sur le point d'être descendue en sûreté par l'échelle dont mes libérateurs s'étaient aidés pour pénétrer du dehors dans ma cellule... Mais un malheur m'attendait là. « Mon père y que le champion de l'Ecosse avait épargné par égard pour moi , ou plutôt pour Fleming , gagna par la compasr sioQ et la bonté de son vainqueur un terrible avantage dont il proâ Ata sans remords. N'ayant que sa main gauche à opposer aux tentatives ftirieuses de mon père , Wallace , malgré toute sa force , ne put empêcher l'assaillant de renverser , avec toute la violence du désespoir , Féchelle qui portait sa fille. Le héros vit notre danger , et fisiisant un dernier effort de vigueur et d'agilité » il se précipita avec moi du haut de Téchelle , et alla tomber au delà des fossés du couvent , où nous aurions été infailliblement jetés sans ce violent effort. Le champion de l'Ecosse échappa sain et sauf de cette tentative désespérée ; mais moi , qui tombai sur un tas de pierres et de décombres ; moi , fille désobéissante , je dirai presque religieuse parjure , je ne relevai d'une longue maladie que pour me trouver défigura , telle que je suis maintenant devant vous. J'appris alors , que Malcolm avait échappé dans le combat , et peu après m'arriva la nouvelle , nouvelle qui excita en moi^une douleur moins vive peut-être qu'elle n'aurait dû Tètre , que mon père avait péri dans une de ces innombrables batailles que se livrèrent les factions ennemies. S'il avaH vécu , je me serais résignée jusqu'au bout à mon destin ; mais puis(|u'il n'était plus , je rpensai qu'il vaudrait encore mieux être mendiante dans les rues d'un village d'Ecosse , qu'abbesse dans ce misérable couvent de Sainte-Brigitte; et même le triste objet d'ambition que mon père avait coutume de me présenter lorsqu'ilvoulait mepersuader d'embrasser Tétat monastique, ne i^sta point long-temps à ma portée. La vieiire abbesse mourut d'un froid qu'elle prit dans la soirée du combat ; et sa place, qui aurait pu devenir vacante jusqu'à ce que je fiisse en état de la remplir ; ht supprimée lorsque les Anglais jugèrent convenable de réformer , ainsi qu'ils disaient , la discipline de la maison : au lieu de laisser aire une nouvelle abbesse , ils] y envoyèrent deux ou trois moinea
U0 LE CHATEAU DAMOUŒnZ.
i #01 dif (Miéli qtiî ont ttijourd'hui le iwfenMOMBt ibialu M la 4oiii&iiiiiauté I M; A'en ilient ipie i uivant le boa plaisir dei Anglaiit Maiè moi ^ qui ai eu rhontieur d'jÈtre défendue par lei armea de Wallaoe t j6 ue resterai pas dans cette maison pour être coûduite par eet abbé Jérôme» J'en sortirai i et j'espère ne manquer ni de patents ai d'ttnls qui procureront à Marguerite de Hautlieu un reftige plus eiNiTenable que le couvent de Sainte-Brigitte ; vous obtiendrec aussi votre liberté) ma chère Augusla , et vous ferez bien de laisser ioi un biUet qui inferme sir John de Walton du dévoùment que son beureux destin vous a inspira. •— Votre intention » dit lady Auguste ) n'est donc point de rentrer dans le monde? Yous renoncerez donc i votre amant et à l'union qui devait faire votre bonheur commun* -r- C'est une question, ma chère en&int» répliqua sœur Ursule) que je n'ose m'adresser i moi-même, et je ne sais quelle réponse on pourrait y faire» Je n'ai point prononcé de vœux défioitiiii et irrévocables i rien n'a changé ma position à l'égard de Maiooim ilemiag. Quant è lui y il est mon fiancé en lace du ciel s je suis aura d'être toiyoïm digne de lui , et de n'avoir sous aucun rapport mérité «n manque de Mx Mais Je vous avoue > ma chère ladf Aiigustai que des bruits très alarmants «ont parvœus jusqu'è mes oreilles i on dit que la nouvelle du tdeX changem^t de tous mes traits a bien cefiroidi le eceur de Malcolm» Je suis pauvre maintenant ^ ^jout•^ t'-^Ie avec un soupir , et je ne possède plus ces charmes personnels qui attirent l'amour et fixent la fidélité des hommes. Je m'efibree donc de penser » dans mes mom^ts de ferme résolution ^ que tout est fini entre Fleming et moi > sauf la bienveillance que nous pourrez toujours garder l'un à l'égard de l'autre^ £t néanmoins il jr a encore dons mon cœur une voix qui me dit » en d^ de ma raisoni que , si je pDuvaôs croire ce <pie je dis en ce moment , rien au monde Meauraitilie feire supporter la vie. Cette mxséduisttatemunoiire an fond de mon Ame contre ma raison et m<m jugement , que Mat eolm f Itnung 1, q^ pourrait tout sacrifier pour le «ervice de son pays V ne peut nourrir dans une âme si généreuse ce déiaut vulgaire des hommes grossiers^ Il me semble que si le changement lui fui wtivé et non à moi , il ne perdrait rien i mes yeux pour iètre «il* hmné d'honoraMes cicatrices , reçues en eond>attant pour sa liberté; mafsees Uessun^, dans mon opinion, î^jouieraient mèfiM à sen mérite, quoiqu'eUes enlevassent de sa beauté physique^ Il me vient parfois à l'esprit que Matcotm et Marguerite pourraient être enêora Vnn à i'attit tout ee qu'es révèrent jadis «vee tant de séenriÉé < «El
Miff^betit 4til ii'âUèi*è eh Hth l^Hbilneiir tii k tsrtb (iMt MtffA^ ter plutôt qne diminuer les chartne^ de t*tiiiidtl. Regarde^-inoi ^ tM éhere Mdy Augttstà ^ t*eg[arde£-ftiof en &oi$ , êi troîis en atei le cèurage^ et dite«-taioi si je ne dérâiionne pâs lorsque mcm itoa^baticm oie trdut^r haturel ^t^ probable ée qui ëét i peine possible: *
Lad7 Augusta de Berkely , voyant qu'il feUdit S'y résoudre, léVâ ses yeux Vers la tiiMhd^uretise honoe , crâigOflnt de perdre toutes m efaail^s de délitrantie pat* la manière dont elle se conduirait dans ce ttioment ëHliqué -, M lie tottlant pM ttiSànmoins flatter U tàâlhénnstisë Ursiile éti lui suggérant dé tfowpetisés espériibisel. Mais soil imagination \ remplie des légendes merrellteuses de Të^ i^oque^ loi rAilpblâ là Daine ^liTrOyiible ^ du màriago désire Ôa* O
Wàin$ I et elle tourna sa réponse de la matiiêre suivAtttO:
« YottU tti^âdresséÉ) ttâ chère lady Marguerite) une fembarrai^ Mntig ^uélttou , I là^iifeUe il èerafl ibdîgtte d'une àiuie de ne pas ré& j^ûéré SiticerethéUt, et très crUel de réj^Obdre Atec légèreté. Il est trai que là beauté m lé plUs précieUs avantage iittx yeut de beaii^ ttoup d^ fetniiiés ; noUs sommes fléttéés lorsque l'on Tante nos chai^ IH^ iMsTsMAéls, réels ou sUppoèft ; et lattis doUté nous eontraetens l^hAbftttdé d'y mettra béauêoup plu^ dlmi^Ance qu'ils h*m mért tent. Gépehdànt btt à tU des ftnIUiés qui^ àu jUgeUiéUt de leur pTo^ ^ sere » m mMe ûA leur protêt aveu , ne ^outatent aVofr aUéunè ^rétentlM à la beauté, devétafr , ^r leur es^t, leurt talents H leikrs l^ftbtiôns> lès objets du pluâs grund attachement. Powquni déllb re)|[airderie2-voitt eoittimè inipèsstbie t|ue votre Malcohn Fivttiog fut fti t de cette Argile moihs grossiètie qui méprise Iqs Attraitk 98Mgel*s des formes lextérîeures , m e^èuiparaisoa dès ehararas d'mke vérttaMe afliaêtion et de to supériorité des talents et de la
La nônm pressa «ur son cœor la main de aa cèmpagiiè , et ponr- Witun profoud Soupir : ^ le crains, dit-eHe, tpit Vous ne fâO flattiez, et HéaÉnnrâisv dûts un instant erRifue comme celui ci-, la tttterie IMt du bien : amsi certains Cordiaux, d'ailleurs daiqtereux four la santé , |;>eavettt ^ètre administrés «agenent à UA malade duprAt m paroxikmc de doMcur ^ et lui domier la force d^endnrer du BioiBÊs un mal «qu'ils ne iienvent guérir, fiépondez encore -à «m sente question, et ilteratenqp de terÉntfertet entretien. Vousttème V bdlc Augusta , à tfui la fortune a donné tant de charmes:, ve pooirait'tl que quelque diose ati monde Vous fit snp^ortw avec fMb'ôice te perte die Vas avasitages physiqnes, perte aftcempagiiét»
comme il n'est que trop probable pour moi , de celle de rsanant pour qui tous ayez déjà tant foit? »
La jeune Anglaise regarda une seconde fois son amie , et ne put s'empécber de frissonner un peu à celte idée : Quoi ! sa jolie figure pouvait un jour être semblable à la physionomie déplorable de Marguerite de Haùtlieu !
< Croyez-moi, > répondit-elle, en levant « avec dignité ses regards vers le ciel, « même dans le cas que vous supposez , je ne m'affligerais pas tant pour moi-même que pour l'amant à idées étroites aussi follement attaché à des charmes que le temps doit tôt ou tard détruire. De quelle manière cependant, et jusqu'à quel O point des personnes dont le caractère ne nous est pas pleinement
connu peuvent-elles être affectées par de tels changements? c'est ce que la Providence pourrait seule nous révéler. Je puis seulement vous assurer que j'espère avec vous , et qu'aucune difficulté ne se trouvera désormais sur votre passage , s'il est en mon pouvoir de l'en écarter... Ecoutez! — C'est le signal de notre liberté, > répliqua Ursule, prêtant l'oreille à un son qui ressemblait au cri d'un oiseau de nuit, c II faut nous préparer à quitter le couvant sous peu de minutes. Avez-vous quelque chose à emporter? — Rien, répondit lady Augusta de Berkely , sinon quelques bijoux que j'avais , à tout hasard , pris sur moi pour venir ici. Ce billet que je vais laisser donne à mon fidèle ménestrel le moyen de se tirer d'afbire en avouant à sir John de Walton quelle est réellement la personne qu'il avait en son pouvoir. -- Il est étrange, dit la novice de Sainte- Brigitte, à travers quels labyrinthes extraordinaires l'amour, ce sentiment bizarre , conduit les personnes qui se vouent à lui. Prenez garde en descendant; cette trappe, soigneusement cachée, mène à une porte secrète où nous attendent déjà des chevaux qui nous l^ciliteront les moyens de dire promptement adieu à Sainte- Brigitte; que Dieu la protège elle et son couvent! Nous ne pom^ rons voir clair que quand nous sortirons de ces corridors. »
Cependant sœur Ursule , s'il nous est permis de lui donner pour la dernière fois son nom monastique, changea sa large et longue robe contre un manteau et un capuchon plus étroit de cavalier. Elle conduisit sa compagne par divers passages habilement compliqués, jusqu'à ce que lady de Berkely , le cœur battant de crainte, revit la lumière pâle et douteuse de la lune, qui brillait sur les murailles grises de l'ancien édifice. L'imitation du cri d'un hibou les dirigea vers un grand orme voisin , et approchant de l'arbre , elles distin-
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CHAPlTïlE XII. 1»
guèrent trois chevaux tenus par un homme : tout ce qu'elles purent voir de lui, c'est qu'il était grand, vigoureux , et portait le costume d'un homme d'armes.
« Plus tdt nous quitterons ces lieux, dit-il, mieux cela vaudra, dame de Hautlieu. Tous n'avez qu'à m'indiquer la route qu'il vous platt de suivre. »
Marguerite répondit à demi-voix , et lui recommanda de marcher lentement et sans bruit pendant le premier quart d'heure ; au bout de ce temps Us devaient être loin de toute habitation.