‹ OEUVRES DE WALTER SCOTT (volume 2)Chapitre 47 sur 161 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

sans et des compliees qui du moins étaient assez ses amis pour ne pas donner Talarme* Le cri bien imité du hibou , hôte trop fréquent de cette solitude pour que ce bruit fût un motif de surprise , semblait être un signal généralement compris parmi eux, ear on Ten^ tendait dans différentes parties du bois ; et lady Augusta , qui avait acquis Fexpérience de ces voyages par ses premières excursions sous la conduite du ménestrel Bertram y put remarquer qu'après avoir entendu ces cris sauvages, son guide changeait la direction de sa course, et prenait des sentiers qui les conduisaient dans des solitudes plus profondes et des huissons plus impénétrables. Cette circonstance arrivait si souvent que de nouvelles alarmes s'emparèrent de l'infortunée pèlerine. M'était-elle pas la confidente, et presque l'instrument de quelque artificieux dessein, combiné sur un vaste plan et se rattachant à une opération dont le but était, comme les efforts de Douglas l'avaieuttoujours montré, la conquête de son château héréditaire , le massacre de la garnison anglaise , et eofin le déshonneur et la mort de ce sir Jdin de Wallon, du destin duquel elle avait long-temps cru ou cherché à croire que le sien dépendait.

Cette idée ne fot pas plus tôt venue à T'esprit de lady Augusta-, qu'elle frissonna des conséquences que pouvaient avoir ;les ténébreuses transactions oà elle se trouvait mêlée , et qui parais^ saient prendre une tournure si différente de ce qu'elle avait pensé d'abord.

Les heures de la matinée de ce jour remarquable (c'était le dimanche des Rameaux) se passèrent ainsi à errer d'un lieu dans un autre. Lady Berkely suppliait de temps à autre son guide de lui rendre sa liberté , supplications qu'elle tâchait d'exprimer en termes touchants et pathétiques, ou bien elle lui offrait des richesses, des trésors, sans que son étnmge compagnon daignât lui fetre au^ cune réponse.

Enfin, comme las de l'importmiité de sa captive, le chevalier; se rapprochait du cheval de lady Augusta , dit d'un ton solennel :

« Je ne suis pas , comme vous pouvez bien croire , un de ces chevaliers qui courent les bois et les sditudes, cherchant des aventures par lesquelles je puisse obtenir grâce aux yeux d'une gentille dame; cependant j'accéderai jusqu'à un certain point à votre pressante requête, et votre sort dépendra d'un homme à qui vous avez déjà voulu confier vos destins. Dès notre arrivée au lieu de notre destination , qui n'est plus éloigné, j'émrai à sir John de Walton,

\U LE GHATBAn lULNaERBUZ.

et lot enyorai ma lettre pur un meisager spéeial que TWs^ène aœenpaiioerea $^ il répondra «ans dcmte promptem^t » et Tout pourrez reeeimattre que eelnMà laénae qui joaqu'à préâ^t a paru sourd aux prièrei et imenaibla aux affaotious terreitret , a eAOore quelque sympathie pow la bemté et la Terlu. Je remettrai le sete de votre sûreté et de ycrfre bo|iheur futur en votre^ pmprftpwYoir et eu edui de lliomme que ?ws avez ad^»té , et ? ous sarex libre de obokir entre ce bonbew et la mis^.«

Gomme il parlait ainsi , mi de ees ravins, une de ces fentes qui eonpaient te terrain sembla s'ouvrir devant eux ^ et le ebevalier*speetre y dirigea ses pas avec une attentif qu'i 1 n'avait pas enoore montrée » prit par la bride le palefrc de I» dame pour lui foeillter la doMiOfile dtt sentier rapide et rabotei|x qui seul rendait aceessâile le fend de eette noire v^dlée.

Lorsqu'elle arriva ei^ sur un sol uni» après les dangers d'une descente dana laquelle son paM«â semblait être soutenu par la fcrce et l'adresse de TMre unguiier qui le tenait par la bride, le dame regiirâa avee quelque élonnemait un lieu si propre à servir de retraite. Et il ftit d'autant plus évident qu'il en servait en eSçt, ^ei^ répondit de #Wrenta eètés è un son de wt très bas que donna le ohevalier de la Tombe; et, lorsque le même son fut ré«pété, vue dizaine d'homaMs armés, les uns portant l'uniforme de soldats, d'airtres habillés en hei^rs et en laboureurs» pvuranl successivement comme pour montrer qu'ils avaient entendu l'a]^!.

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