CHAPITRE V
SUCCÈS DE l'Éloquence ÉPiSTOLÀiRB.
Mtif comment tovi répondre? anpanviiil il ftat qpie |e Toviaie la. Paion.
On resta plus;; de trois jours sans recevoir de réponse au billet tout diplomatique écrit par M. Winterblossom avec la gravité et l'exactitude minutieuse d'un grand-maître des cérémonies. Celui de lady Pénélope, où les plaisanteries aca^miques et les fleurs classiques du jeune théologien se mêlaient à quelques fleurs sauvages dues à l'imagination féconde de Sa Seigneurie, ne fut pas plus heureux. Enfin , ce fut aussi vamement que sir Bingo s'était évertué à tracer , en demi-fin d'écolier péniblement formé et très irrégulier,
LIS BAUX Dl SAlHT-KOHÀir. , te
ilS LES EAUl DSISAZHT-RONAN.
«ne épttre dont le style répmdatt au manfoe abiata û^^tVbèsn^è. Ce retard augmenta plutôt qa'H ne dimiana la éurterité secrète de» habitués des Eaux , quoiipie en publie Us déclattasieiit eontre la grossièreté des manières de Tartiste.
En attendant » Franeis Tyrrri^ à sa grande suiiprise , emmnenta, eomme les philosophes, I s'aperee? oir qu'il n'était jamais moins seul que dans la seittude. Partoat dû ses promenades le eondnisatoC, ^sque dans les lieux les plus retirés où te guidait ta situation d'eih prit, il était sûr de voir quelque rôdeur s'attaiAer à ses pas« lies eflbrts qu'il ât pour se soustraire à eette persécution, et Timpatience qu'il en montrait , n'aboutirent qu'A lui fcire donner par ses veisiae le nom de misandirepe , et i augmenter de plus en plus le désir quHls avaient de iEiîre ceonaissaMe aToe M.
Un seul mdivlda était peu pressé de voir le Timon «imposé de rauberge de Meg, et e'était M, Mowbray de Safart-Ronan. Le laird s'était assuré, par rintermédiaire de J^m Pifuer, qiâ aeeempagnaît ordinairement Tyrrel ponr taUmontr^ les meiiieun endrotts de la rivière et pour porter son sac ^ que l'opinion 4e ùr Siogo , auaqct in eaumon, était plus exaete^qpie la fiennie. Il voyait done avec tatislMtkm que le caractère réiif de Tyrrel empêchait la déMîen de
te gageure > et se sentait m mènra trâps un éloijgmmeat pronooeé pour cet étranger, qui l'avait empoté à une méprise déam^édrie en M premttt paaun «aramm pesnnt une livre de ph».
Quoique les apparences fussent contre lui et qu'il M n^sreUement enclin à la solitude , Tyrrel ne pouvait être acmié d'iaipott^ tcsse I n'ayant point re^u les lettres auxquelles on lui faisait un reproche de n'avoir pas répondu. Nelly i rotter, soit qu'elle n'osât pas se représenter devant Meg Dods s^os hii rapporter son dessin, soit qu'elle eût tout oublié sous rinfluence du whisjky» s'était rendue directement chez elle. De là elle avait transmis les lettres par le premier gdopftt qu'elle avait vu ee d^iger vers le vieux bourg, de sorte qu'elles ne parvinrent qu'après un long délai entre les mains de TyrreL II s'empressa de Stîr^ eonndUre à ses voisina des Eaux la eause du retard dont il semMmt eou|iaUe; et, en ton* ié^mgomit «•nbien il en était eontrarié, il leurfit connatt re SM tnlanU^ avec la sœiité le jour soif ant ^ regrattant que d'ares eiiteonst»ees, jointes à l'état cte sa santé et à aa situatian d'esprit, ne faii pcar* missent pas d'avoir souvent «et honneur durant son a4^>ur dans le pays. Un post-seriptam assurait i air £îngo le gain ds ion pari
im^mf^ fpi^U 1 ^ul m mmnt 4e 4ésapppifii«pie9t, jLe$ ^^m en Pirtiçiflifr isommwcér^nt 1 4ottteF gue ïiç composa de talent, 4^
Ori#tnair{)pi« i 4e foliiç et 4« ^çsMHéy dopt .eUe$ s'é(i9i$nt ^t )# tableau, eût rien de cop)iwp ?yifti l'howîne d§ bo» (m jjv'dl» 9y;»ieot 4^r8Pt e}}^. A pj^^iire qu'il j^s^ft 1^ feur 4» eerete, ea 44fes$aAt ^» cpcE^Uiff^t; ^ c)i^c)jo, le bm4isan sejn))laH U>wiï^ 4» jrewî 4p fi§m à gui il jwrJaU, JSes îp^îûpW ft'ayal^qt rlm 4'e»^- |;tJr4t si e^ n'éM d^S^teun^ prié?#©tipns^ içt qiieU ^e fussent la fortiwe et U rmç 4e M. TjrreJ , §0» toii, m9 *tre #W5té, ét^it c^lirf 4'w hPW»ç diç bOi»» Ç9wpaç»ip.
Liidy P^niélope , 4$ yive yoix , et plp leurs deç demoiselles i j;^9r tours r^f^rds^ r^sswi^rept gu^eUes étaient instruites 4e s^ talei4<s cowpe poète etpon^ipe pçiotre. Il repoussa la première de ces gma*? If^c^tifffi», et assi[).r;3L ^u^, loiu 4e se livrer hii-çiéme à Tart 4^ lu pjoé^iei 5 il lisait ay^ r.épu0uance tous les poètes, excepté ceux du premi^ rjSU^iÇ; (sncor^*.* » i) rouçi$S/ait presque de le dire^ « .eût-iji PFéfavé yoir qs^lgues uijs d'entre eux écrire en hymble prose, -rrr yx)!^ j^'av <ez plu$ ^'k Pîef vos talents comme artiste , dit lady Pé- Ojélop^Cr J# ypus assure que je mettrais mçs jeunes a^ies sur leurs f^â^ ; iipi^ t^lle dissimulation ne peut pas être sans intention . -s* ii moi 9 ^it M, Winterblossom; je pui$ produire un témoignage fttlbeAtiqm^e contr$ le coupable, le corpus delicti^^ ajouta-t-il pji 44r9]|lAi^t le desçtfi ^'il ayait esçanjoté à MIy Trotter,
« ;Sji f oifs ét^$ jsissez bon pour appeler de telles esquisses des dessins ^ 4it Tyrrel., je 4oîs m'avouer convaincu. J'avais coutume de ton ^e pp<^*m0|9 plaisir i mail Puisque fnpn bdt.es$e, mistress Dods, a f^P^N^me^t déjoojuyert que je gaj^nais ma vj^ ^ les faire, pourquoi tofllefiais-^?»
.Çet.^yey9 ^it sans la moindre apparence de bonté pu de retenue , fit ^}ff la compagnijie Teffiet d'un cojup de théâtre, La main treiçrblante du président glissa de poiiveau le dessin dans son portejfepijl.e, craigpant peut-être gu'on ne le réclamât pn fbripe, ou que l'artiste p^xige^t un dédommagement. Lady Pénélope fut déconcertée cPiwie un cbeval qui change le pas en galopant, II lui follait reveAir 4« pied aisé et respectueux sur lequel il avait trouvé moyep de se mettre avec elle, jusqu'à un ton de protection de sa part fi d(B d^pe^dance de cdle de i yrrel ; et cela ne pouvait se faire en iW moment/ Sir Bjnfo était déjà en train 4e parier avec ^owbray
que le nouveau venu n'était pas né pour la profession qu'il exerçait ; mais la gageure portait qu'il devait le lui demander à lui-même avant dix minutes, et c'était ce qui embarrassait le baronnet , qui jugeait prudent d'apporter quelque précaution dans une telle am« bassade. Saluant donc profondément et prenant un détour» il s'annonça à l'étranger comme sir Bingo Binks.
c Eu... monsieur... l^onneur... écrire, » furent les seuls sons que son gosier, ou plutôt sa cravate , sembla laisser échapper. Ensuite avec un tact instinctif que l'esprit de sa propre conservation paraissait inspirer à un cerveau qui n'était ni des plus sid)tils ni des plus délicats, il fit précéder sa question de quelques remarques générales sur la pèche et la chasce. Les connaissances que notre hérot montra sur ces matières inspirèrent le plus grand respect à sir Bingo, et lui persuadèrent qu'il ne pouvait être ou n'avait pas toujours été l'artiste ambulant pour lequel il se donnait... ce qui, ajouté à la rapidité avec laquelle s'écoulaient les dix minutes, le porta à lui adresser ces paroles : c Je dis, monsieur Tyrrel... mais, vous avez été un des nôtres... je dis. — Si vous voulez dire un chasseur , sir Bingo... j'ai été, et je suis encore au nombre des plus déterminés ; répliqua Tyrrel. — Tous n'avez donc pas fait toujours cette sorte de chose? — Quelle sorte de chose entendez -vous, sir Bingo? dit Tyrrel ; je n'ai pas le plaisir de vous comprendre. — Mais j'entends ces esquisses ; je vous en ferai une jolie commande si vous voulez me répondre ; je vous en assure sur mon honneur. — Est-ce qu'il vous importe particulièrement, monsieur, de connaître quelque chose de mes affaires? — Non, certainement... non pas directement , » répondit sir Bingo avec quelque hésitation , car le ton sec des réponses de Tyrrel était loin de lui plaire autant qu'une rasade de sherry; « seulement j'ai dit que vous étiez un gaillard qui connaît diablement de choses , et j'ai parié que vous n'aviez pas toujours exercé la profession d'artiste... voilà tout. — Un pari avec M. Mowbray , je suppose? répliqua Tyrrel. — Oui, avec Jacques..: vous avez deviné... J'espère que je l'ai refait? •
Tyrrel fronça le sourcil , regarda d'abord M. Mowbray , ensuite le baronnet , puis adressa ces mots au dernier : « Sir Bingo Binks » vous mettez beaucoup d'élégance dans votre manière d'interroger, et vous avez de la pénétration dans le jugement... Vous avez parfaitement raison... je n'ai pas été élevé pour la profession d'artiste, et je ne rexerçai pas anciennement , quelque chose que je fesse maintenant. J'ai répondu à votre question. -^ £t Jacques est en-