PROPOS DE TABLE
Sk ^iiMiitiMr, ti CM déUOs font yrtii , lei HoUmi* dais ont de grandes.choseï en Tne , les Antriehiens....» J^admire les haricots , ma chère dame , pins qne tous les antres lé^nmes... Et tont cela dit aTOC autant de Tltacité et de légèreté que : Madame, Tonlez-rons faire nne parUe de irhist ? Propot de tahU,
En sortant du salon, lady Pénélope prit le hras de Tyrrel avec un doux sourire de condescendance ; mais l'impertinent n'eut pas l'air de s'apercevoir de l'honorable faveur dont il était l'objet. Bien plus^ en plaçant Sa Seigneurie vers le haut de la table auprès du président , et. prenant place entre elle et lady Binks, il ne parut pas plus s'apercevoir qu'il y £tlt élevé au dessus de son rang dans la société que s'il se fût assià près de la porte, à côté de l'honnête mistress Blower, femme toute vulgau*e et bizarre» venue aux eaux pour se débarrasser d'une indigestion qu'elle appelait ma} d'esr tomac.
Cette indifférence intrigua extrêmement lady Pénélope et accrut le désir qu'elle avait d'an^rofondir le mystère dont le nouvel arrivé s'enveloppait» si mystère il y avait dans sa conduite. Bref, elle avait résolu de l'attacher à son char.
. Fille d'un noble comte , elle possédait une faille riche et des traits que l'on aurait pu appeler beaux dans sa jeunesse , quoiqu'ils
28» LES EAXTi tm gÀfîfrkONAN.
lasmt t&sMmntuû pëtiti^ prcmoûc^éë pouf que eétte qHâlMéSfiûîi l^r dotiYtiit. S(m net sf^était (îttlé, été jotie» àtdteât [ferdQ la rôndétif de !a jetftiesse ; d ômtne , durant qvAhtiè aiis <|il'âtâit dtif é le rëgtie de ^â beâtité, t'honittié qtA lui conyenalt U'âtàit point
parié f dd du moins ne Vmit {lâs &it eu temps eoutenàbte. Sa Seipeurie , rendue $ulB§ftffinient indépendante p^f Théritâge d'une tieille parente, parlait ^ëe éldge de FàUlttié, émuttieu^âlt i né plus aimer la tille péttd^t Pété, et 1 foire dé là téfdure déâ eliâinp^ l'objet faTori de ses conversations, Vm f époque dû Uàif I^èlélôpe âtalt aiuii ebangé Mh ëeûté de
tie ; étte àVâit été ài^fet heureuse, âVee i^aide du doeteur Quackleben, pour déeouvnr les vertus des éâUïde Sdint-Ronan. S'étaut établie directrice de la mode dans le petit euipire qu'elle avait
4'approprier rbommage et les tributs de tous ceux qui toucheraient son territoire.
Sous tout autre rapport , lady Pénélope ressemblait assez à une classe de femmes bien nombreuse de nos Jours. Elle avait au fond de ^9M prinelpe»! mai» t^ légère pmir Mur permettre de contrôler ses Mf ailles , elle tie se tnontralt point très scrupuleuse dans le eboix dé sa société. Ùôuéé d'Un bon naturel, mais capricieuse et originale I elle aimait à être obligeante ou généreuse quand cela ne contrariait pas ses goûts et se lui eotitait pas trop de peine. Elle aurait servi partout de chaperon à une jeune personne à laquelle elle s'intéressait , mais elle ne slnquiétait jamais àen étourdefies et des inconséquences de celles qui Itll étaietit confiées, de sorte qu'âUpfès d^une nombreuse classe de demoiselles Sa SeigfneuHe passait pour la plus délicieuse eféâture ^i fût au monde. l)'un autre doté» tady Pénélope atait tant vécU dans le Uiondê , savait si à propos parier , ou bien évite^ une discussion embarrassante en prétextant
son i^iioranee, tandis que lé [eu de sa figbre semblait prouver le eontraire, que si l'on s'âpereevalt qu'elle ue savait Ken, c'était seulement quand die voulait pâfàttre tout SâVolr. Mais ce dernier eàs
se présentait de plus en plus fréquemment : elle semblait supposer que de nouvelles lumières , selon Texpressioudu poète , se disaient ^ur dans son esprit à travers les brèebés du temps. Plusieurs de ses amis cependant pensaient que lady Pénélope eût mieut consulté son génie en demeurant dans sa médiocrité comme une femme bien née et bien éleVée , aU lieu de Mre parade éb ses prét^tiens nou- Télles au b(m goût et au rdte de protectrice ; mais ee n'étAit pas son