‹ Œuvres de Walter Scott (volume 3)Chapitre 10 sur 91 · I . Shakspeare , BamUt · texte numérisé non relu

I . Shakspeare , BamUt

dans le passage. Maintenant prenez garde à ce coin ; montez douze marches^ et tous êtes arrivé.

U était déjà lai-mêine au haut de l'escalier tournait qui conduisait à son appartement, et , en ouvrant la porte y à peine eut-il poussé im morceau de tapisserie qui la couvrait , qu'il s'écria : — Que faites-vous ici, impertinente? Une servante à pieds ^lis, prise en flagrant délit, tandis qu'elle cherchait à nettoyer le sànctum sanctoram , laissa tomber son torchon , et s'eiif^it par tUië . autre porte pour éviter la présence de son maître courroucé.

Une jeune fille jolie et bien mise, qui survfeillait l'opéraiiott , n'abandonna pas ainsi le terrain , et dit, quoique d'un air timide : — En vérité, mon oncle, voire chambre était tlans un état à ne pouvoir être vue , et j'étais ici pour veiller à ce que Jenhy remit chaque chose à sa place.

M. Oldback n'aimait pas l'ordre et la propreté plu3 que le docteur Orkborne , ou tout autre savant de profession : — Et comment, dit-il , vous ou Jenny osez- vous vous mêler de mes afTair^ particulières? occupez- vous de votre aiguille, et que je ne vote retrouve plus ici si vous faites cas de vos oreilles. — Croiriezvous, monsieur Lovel, que la dernière incursion de ces prétendues amies de la propreté fut presque aussi fatale à ma collection que la visite d'Hudibras le fut à celle de Sidrophel , et que jeponrrais dire comme lui :

J'ai beau chercher ; je ne retrouve plu»

Mes almanachs, mon cercle consiellaire , Mon zodiaque et mon cadran lunaire.

Le même jour sont aussi disparus Le pou , la puce , et jusqu'à la punaise Que j'achelai pour les Yoir pins à l'aise.

Et catera , comme continue le vieux Butler ^

La jeune nièce avait profité de cette tirade pour s'échapper, après uvoir fait une révérence à Lovel.

—Vous allez être étouffé ici, ditTantiquaire, par le tourbillon de poussière qu'elles ont fait lever ;» mais je vous assure que c'est une poussière fort antique, une poussière paisible il y a une heure, et qui L'aurait encore été de même pendant un siècle, si ces Egyptiennes^ n'étaient venues la troubler, comme elles troublent tout dans le monde.

n se passa en effet quelques instans avant que Lovel , à travers

Page 1