CHAPITRE IV
Le vieux mt^ jtn vu» t*«nuioe , Me^fthie wcc^lMèocef ' Mon bçn monticar , pu* chwita, Bàung mèi VhmiiMhÊi
VàamkÊ à id ètiae» f
Nos deux amis traversèrent un petit verger où de vieux pommiers chargés de firuîts prouvaient, comme cela est assez ôtdinâire dans les environs, des couvens, que les moines ne passaient pai tout leur temps dans Pindolence, mais qu'ils en consacraient une partie à Tagrictdtnre et au jardinage. M. Ol&uck fit remai^
1 . Sir Walter Scott tire ion épigraphe d'an vieux po^me de Jacques ter, aaquel il pi^uDtera quelques traiu pour peindre un ê î k yo^ éW fa^fetléifté» âUtai4b^<âéii.
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L'ANTIQUiORE. 39
qner à M. Loyel que les tultitai^m de Ces anciens temps posah 4aiea4 le secret prétenda moderne d'empêcher les racines des sshres fràiUers de pénétra dans le tnf, pour les forcer de s'ëtendre en direction latérale, en plaçant des pavés sons les arbres, lors de leur pkatuii^ny de manière à boucher le passage à leurs fibres. — Geyieux pommier, dit-il, renversé par le vent , Vété dernier, et qui, qskfÀquL*k demi couché par terre, est encore couvert de fruits, a en, comnac vous le voyez, une semblable barrière placée entre ses racines et le tnf inhospitalier. Il y a une histoire sur cet autre; on appelle son fruit la pomme de Pabbe\ L'épouse d'un baron voi« sin en était si friande qu'elle venait souvent à Monkbams pour avoir le plaisir d'en cueillir sur l'arbre. Le m|iri> en vrai jaloux, soupçonna qu'un go&t si semblable à celui de notre mère Eve devait présager an pareille chute* Gomme il y va de l'honneur d'une noble jhmiUe, je b'^n dirai pas davantage ; j'ajouterai seulement que les domaines de Loohard et de Oinglecut p^ent encore une rede« vance annuelle de six épis d'avoine, en réparation du crime de leur audacieux propriétaire, qui, par suite de ses soupçons mon« dains, osa surprendre Tabbé et^ pénitente dans leurs entretiens secrets. Maintenant admirez le petit beffroi qui s'élève sur ce porche couvert de lierre : û y avait là un hospitiam , hospitale ou kospitanuntum ( car ce mot se trouve écrit de ces trois manières dans les anciens titres ), où les moines recevaient les pèlerins. Je sais que notre ministre a dit dans son rapport statistique, que YhoS' pUittm était situé sur les terres d'Haltweary ou sur celles d'Half-Starvet; mais il se tnnnpe, monsieur Lovd, car cette.porte s'appelle encore la porte du pèlerin , et mon jardinier, en faisant une tranchée pour le céleri d^hiver> trouva plusieurs pierres taillées ; j'en ai envoyé des échantillons à mes savans amis et à div^*ses sociétés d'antiquaires dont j'ai l'honneur d'être membre indigne. Mais je ne vous en dirai pas davantage à présent ; je veux réserver quelque chose pour «ne autre visite, et nous avons devant nous un objet vraiment curieux.,
Après avoir traversé une ou deux belles prairies et une grande plaine sans clôture^ ou bruyère communale^ ils arrivèrent sur une éminénce ; là l'antiquaires'arretant :
— Monsieup* Lovel, dit^l, voici un endroit véritablement r^^
marquable.
^ hfi imç y ;e^l<xrt Mle^ répondit Lovel tn regardant autour de lui.
— Sans doute, mais ce n'est pas pour la vne que je yotls ai amené ici.' PTapercevez-Yous rien de remarquable ? rien sur la surface da terrain ? ,
— Pardonnez-moi; il me semble... oui, je crois voir quelques faibles traces d'an fossé.
— De faibles traces! pardon, Monsieur, mais c'est votre yue qui est faible. Rien ne peut être tracé plus distinctement. Un véritable àgger ou vallmn , avec X^fossa qui y correspond. De bibles traces! Ma nièce, vraie tête de linotte, aussi légère qu'on peut l'être parmi la gent femelle , a reconnu sur-le-champ les vestiges du fossé. De faibles traces ! sans doute celles du grand camp d'Axdocb, ou de celui de Burnswark^ dans FAnnandale, peuvent être plus évidentes, parce que c'étaient des castra stadva , au lieu que celui-ci n'était qu'un cantonnement temporaire. De faibles traces ! Songez donc que des paysans, des butors, des idiots, semblables à des sauvages ignorans et ba]i>ares^ ont détruit deux cotés du carré et considérablement endommagé le troisième en labourant la terre ; mais, vous le voyez vous-même, le quatrième subsiste encore dans son entier.
I^ovel chercha à s'excuser, et à expliquer sa phrase maladroite ; il fit valoir son inexpérience, mais il ne réussit pas sur-le-champ. Sa première expression avait été trop franche et trop^ naturelle pour ne pas alarmer l'antiquaire, et celui-ci ne put se remettre aisément du choc qu'il avait reçu.
— Mon cher Monsieur, continua-t-il, vos yeux ne sont pas inexpériuientés. Je présume, qu'ils peuvent distinguer un fossé d'un terrain uni. De faibles traces! quoi ! les paysans mêmes, le plus jeune enfant qui garde les vaches, appellent cet endroit le Kaim de Kinprunes ' ; et si cela ne signifie pas un ancien camp, je ne sais comment il feiut traduire ces mots.
Lovel, en abondant dans le sens de l'antiquaire^ parvint enfin à apaiser sa vanité inquiète et soupçonneuse, et Oldbi^ck continua à remplir sai tâche de cicérone. — Il faut que vous sachiez, lui dit-il, que nos antiquaires écossais ne sont nullement d'accord sur le lieu où se livra la dernière bataille entre Agricola et les Calédoniens. Les uns le placent à Ardoch , dans le Stratfaallan, les autres à InnerpefiErey ; ceux-ci à Raedykes, dans le Meams, et ceux-là reculent la scène vers le nord jusqu'à Bl^ir-Athole. Ov, après toute