‹ Œuvres de Walter Scott (volume 3)Chapitre 13 sur 91 · I . Ailm en écoiiait »içiufie un camp · texte numérisé non relu

I . Ailm en écoiiait »içiufie un camp

cette discussion, ajpntaft-U ea regardant Lovel d'un air Gonteiit de lai-méine> que diriez- vous > quepenseriez-Yoos, si eelieumé* morable étaitprécisémenl^ Fendibit appelé le Kaimde KinpnuieSy la propriété :dei'biiiiible et obscur individu qui vous parle en ce UMHnent?

. Ici il fit ime panse ponr laisser à son jeune ami le temps de méditer sur cette importante découverte , et re^rU; la parole en ces termes avec plus de feu que janms : — Ooi , mon cher Monsieur» je suis bien trompé si ce local ne réunit pas tout ce qui caractérise le lieu où se donna cette bataille célèbre. Elle fut livrée près des monts Grampiens. Vous voyez à Tborizon leurs sonunets qui se confondent avec lesnpies. C'était in canspeciu maris ^ .en vue de la flotte romaijoe ; et quel amiral romain ou anglais voudrait une plus belle baie que celle que vous voyez à main droite ? n est étonnant combien ,. nous antres antiquaix^s de profession , nous sonunes quelquefois aveugles ! Sir Robert Sibbald , Saunders Gordon » le général Roy et le docteur Stukely ne s'en sont pas tnême doutés. Je n'ai pas voulu en dire un mot avant de m'étre assuié la propriété du terrain, car il appartenait au vieux John Howie» un larrd à toque du voisinage ^ qui ne vend pas ses coquilles pour rien» et nous eûmes bien des conférences avant de pouvoir êtr^ d'accord. Enfin , je suis presque honteux de le dire, je me décidai à aller jusqu'à lui donner acre poor acre de mes meilleures terres à blé, en échange de ce terrain stérile. Mais il s'agissait d'un titre national, et je me trouvai plus que payé en me voyant proprié* taire delà scène d'un événement si mémorable. Quel est l'homme, commeleditle vieux Johnson, dont le patriotisme nés'échaufferait pas sur la plaine de Marathon? Je fis ouvrir des tranchées, dans l'espoir de faire quelque découverte, et le troisième jour, Monsieur, nous trouvâmes une pierreqne je fis transporter à Monkbarns pour la Êdre modeler en plâtre de Paris. On y voit un vase destiné aux sacrifices, et les lettres A. D. L. L., qu'on peut expliquer^ sans leur faire trop de violence, par les vio\& Agri^ola Dicavié Libenê Labens.

— Bien certainement, Monsieur, car les Hollandais reportent à Galigola la fondation d'un phare, sans autre autorité que lés lettres C,-C..P. F. dont ils ont fait Caius Caligula Phantjn Fedt.

— C'est la vérité , et l'explication à été jugée fort bonne. Je

I. Bonntt'laird , peiit propri^iaire ({ui t le ooftoine et lei maniérée d'un fennier*

fèls que naos feronsqod^ «faidMi Ae ^bte avant que vous portiez éMil«Mtiét,fiioiqaMapireiiutr aboid romtfvfnymipmétfaMm tfaiM de 4se boaa camp.

•-- Aveo le temps ei de bopnes leçons, Monsienr.^.

-^Vens détiendrez plus apte , je n'en doute poinfe: tous Krez, la première fois que tous viendrez à Monkbarnsy mon petit essai smr la cagirainétatien y avéo quelques remarqves partiedières àur les vestiges d'anciennes fortifications récemment découvertes pat* l'auteur an Kaim de Kinpnuies. Je crois avoir une pierre de touche infaillible pour redrainaitee les véhcables antiquités. Je eooimeneé ptst établir sur ce point qudques règi^ gâiéFaies» notamment sur la nature des preuves qu^on peut admettre en pareil cas* En attendant, ^yez la bonté de faire attention» par exemple » quej^ fHMuiraiB me prévaloir du fameux vers de Glaadien :

///• Çê i td9t M t pomU f an* 9fuMt pmUds i*

Car quoiqu'on entende par /^m/mV des gelées blanches, auxquelles j'avoue que nous sommes assez exposés sur cette côte située an nçrd-est, cependant ce mot peut aussi signifier une localité , et le castm pniinis posiôa ne serait autre chose que le Kaim de Kinpru* ^es. Mais je ne Cais pas usage de cette observation, parce que les critiques pointilleux pourraient en profiter pour faire descendre mon camp jusqu'au temps de Théodose, que Valentinien envoya dans la Grande-Bretagne, yeith l'an 367 ou environ. Non, mon bon ami, j'en appelle aux yeux. Ne voyez- vous pas la porte Décumane? et sans le ravage de l'affreuse charrue, expression que j'emprunte à un de mes doctes amis , la porte Prétorienne serait là-bas. A gauche v^us pouvez voir quelques légers vestiges de la fùTta sinistra , et à droite un des côtés de \di porta dextra est presque entier. Prenons donc position ici, sur ce tanvalus formé des ruines d'un ancien bâtiment qui était le point central, et incontestablement le pratoriam du camp. De cette place, qu'on ne peut guère distinguer du reste des fortifications ^pie par sa légère élévation et par un gazon plus vert , on peut supposer qu' Agricola reconnut l'immense armée des Calédoniens, qui occupait le penchant de cette montagne en face, les rangs de l'infanterie s'élevant les uns sur les autres, car le terrain lui ]^rmettait de se déployer

I • Celai qui vint camper fOr lei §Iacei d'Ecoue*

avec avantage; et pins loin la cavalerie et les covinarU^ c'est4filles dcfiiflbctèliôdrs ctè chariot^ j tpA n'aVaiciH. '^HfifA 4é ^KnÉifliui avec Tos jeunes gens à la mode , se iddlsuàt 4è^n^ daâS B6fi4« âtneet lëor éqmpafge attdè Ae qfbâtrè dï^T^

Tmyet ^ Lovel i t«yef for cet coteaux

On croirait d'un dragon voir briller les écailles , Quand turleura bonclien ëblouittant let-yMBK On t«it l'aslne-dn^qvr répercuter te» £eax« l«eur nn^chê est un orag^e } il menace , il ëctate : Rome Tt diij^âlttft» j • « « it

CM I mun cher aim^ il est probaUe> iliest.pf«»qii9, eerUin qw Jn* lins Agricola vit de cet endroit le spectacle qne notre Beai4Mi|t a si «âmMAtetteii^ idéeril doiui las wr» tpi0 jo vieiis 4e voitt dter. Oitf i ce fittde ce/i$ll?€miHn.k*»

Une imtx ipû «e fit «BteiiAr0 demère ]û «c^ catkowiaaDM s ^

baÛT MA. >

ToQsdeQXseretiooniereiitàJ'instiftti LaTcid'in aîr sprpns» Qkftiufc arec anMit d'indignaiioa qaend'éU»ln«iiiètit de ae ^roif iaterraBipa d'nné nanièiie m, ilioivile» Pendant >^9m notre aatt* quatre jdédfataa&a^BC énei^, .et qneliorel i'^^ntait.aviec mtm atteolMtt poKè» ottanditear» aam éfire vaiu ^vtiwidat était aimi jasqirï^ euL* Sanr^xl^rieHr éfeaiit bekn d' an aMadtaot^ Un énorme di^peaaqfiilns lovtraîttes eàfreib, nne longte iMdbe Uatidie avec laqufiUe fié inèlspast éès cheteax gris ; 4eà iiaâta fiDUmpent ppoiiâbfies cft ès{Mfifiifef iniias jdttt

riet deif aafaoBsvqpii amant daaaéâ aen teint kî c6alear de la brique; un long manteau bleu avee nne plaque d'étain sur le bnfs dkroii:^ dMt eu tarots bissaes jeeis snr ses éfàxùm^ pouar y placer 6épa0éflMEntlesdiTel;ses espèce ffe dènrëeft qirïlÉtcetàitie ieiit ifsàf a'éltfQt ^e d^nn d^gré plus riches qne lu » lai faîsaieiit la diarité ea natiare; --^ tont annonçait en laî le mentant 4e pt«dEe»> skin» le mendiittit de cette idaasepiâTÎié^ée qa'oQi âippeUeen fieoase BBèiiriiàBB âa Iroi oa ^MmArowr Mflar ^*

1. Ttfi dme Vtmfi^ de Beanaont , MnleaiporftiA de SbatupetTe*

3. King*$ bèdêman or hlue gownt. Espèce de pensionnaire qui recevait chaipie ann^, le fni d«1^4i^ûi9aBQe4u.roi»ipn« ernùficatit», et |ue.çatt9neon^)Bianteauidc».av^ I«f laque, îof « rArcriÎMeniv&t ^è «eUe e$ti<tt o^^

44 L'ANTIQUAIRB.

.-.Que dites-TOiM» Edie? demanda Oldbndc , espérant peat^être qae ses oreilles rayaient trompé.

— Je parle du petit bâtitnent qui existait là , Votre Honneur ; et je TOUS disais qae je me souviens de l'avoir vu construire*

— Du diable si cela est , vieox foui il a été construit bien longtemps avant ta naissance ; et l'on en verra encore les restes après que tu auras été pendu.

— Pendu ou noyé , ici ou là , mort ou vivant., n'importe I il n'en est pas moins vrai que je l'ai vu construire.

•— Toi ! toi 1 s'écria l'antiquaire en bégayant de colère "et de confusion : misérable vagabond , et comment diable l'auraistu vu ?

-^ Gomment je l'aurais vu , monsieinr Honkbams? Mais qu'estce que je gagnerais à vous dire un mensonge ? Tout ce que je sais y c^est qu'il y a environ vingt ans , moi et quelques méndians comme moi, avec les manœuvres qui avaient creusé le fossé le long du sentier, et peut-être encore deux ou trois bergers, nous nous mimes à l'ouvrage et nous construisimes ce petit bâtiment dont vous appelez les fondations un prœtorion , uniquement pour nous faire un abri lors de la noce du vieux Aiken Drum , et nous y vidâmes joyeusement plus d'une bouteille pendant un temps de ploie. Envoulez-vousunepreove, monsieur Monkbams? Faites creuser les fondations^ comme il parait que vous avez déjà commencé ; et yous y trouverez, si vous ne Tavez pas déjà trouvée, une pierre sur laquelle un des manœuvres tailla une longue cuiDère pour se moquer du marié. H y ajouta quatre lettres, A. D. L. L., c'est-àdire : AUcen Drum Lang LaddU^-^loingae cuillère d' Aiken Drum, — parce qu' Aiken était un des jgrands mangeurs de soupe du c<Hnté deFife.

— Voilà, pensa Lovel, un excellent pendant à l'histoire de R. D. G.' G. , Restez De Ce Coté^. Il se hasarda à jeter un regard mur nôtre antiquaire , mais il baissa les yeux sur-le-champ, par compassion. En effet , ami lecteur , si jamais vous avez vu la contenance d'une fille de seize ans dont le roman d'amour sincère s'est terminé par une découverte prématurée , ou l'air d'un enfant de dix ans dont le château de cartes vient d'être renversé par le souffle d'un malicieux compagnon de ses jeux , je puis vous garan-

I. Le traducteur a dû nécetsairement mettre nb équivalent pour rendre les mott KeepOn This Side, On se rappelle ici intolonUiiwnem notre p* P. P. p. Pauvre plaideur , preoex patience 1

tir que Jonathan Oldback de Monkbams ne paraissait ni plus sage ni moins déconcerté.

— Il y a quelque méprise dans tout ceci , dit«il en se détournant brusquement da mendiant.

—Du diable sMl y en a de mon côté 1 répliqua le mendiant impertnrbable. Je ne fais jamais de méprises^ parce qu'elles portent tott* jonrs guignou. Et maintenant , monsieur Mônkbanis y je vous vois avec un jeune homme qui ne fait guère attention à un pauvre hère comme moi^ et je gage pourtant que je vais lui dire 011 il était hier soir à la brune , si ce n'est peut-être qu'il ne se soucie pas qu'on en parle en compagnie.

Tout le sang de Lovel se porta à son visage.

— Ne vous inquiétez pas de ce que dit ce vieux coquin , s'écria M. Oldbuck; et ne croyez pas que je vous estime moins à cause de Totre profession. Dieu merci , je n'ai ni fatuité ni préjugés. Vous TOUS rappelez ce que dit Cicéron dans son discours pro Archiâ pœtâ, en parlant d'un de vos confrères : Quis nostrâm iàm animo agftsti ac darofait^ ut, . .ut... ut. . . J'ai oublié le latin ; mais le sens est:^Qai de nous est assez grossier, ^ssez barbare pour nepas donner des larmes à la mort du célèbre Roscius» dont l'âge avancé était si loin de nous préparer à le perdre , que nous nous flattions qa'im homme si parfoit , si excellent dans son art, serait exempt dn sort commun de tons les mortels! Voilà comme le prince des orateurs parlait du théâtre et de ceux qui suivent cette carrière*

Lovd entendit les mots que venait de prononcer notre antiquaire, mais sans que son esprit y attachât aucune idée précise, li était entièrement Occupé à chercher comment ce vieux mendiant, ^ continuait à le regarder d'un air malin et expressif, ayait pu se procurer quelque connaissance de ses affaires. Il mit la main à la poche , con^ncu qu'il y trouverait le moyen le plus prompt i>our demander au mendiant de la discrétion, et pour l'y déterminer. En lui présentant son offrande, qui était plus proportionnée à sa crainte qu'à sa charité , il le regarda d'un air que le mendiant, physionomiste par profession, parut parfaitement comprendre. — Soyez tranquille, Monsieur, lui dit-il en mettant en poche le tribut qu'il Venait de recevoir, je ne suis point bavard; mais il y a dans le monde d'autres yeux que les miens. Il prononça ces mots de manière à n'être entendu que de lui , et avec une expression de physionomie qui en disait encore davantage. — Se tournant alors vers OWbuck: —Je vais au presbytère, Votre

4S L'ANTIQOAIBÉ.

Honnear^ lui diuil; 'y Tonlez-Yoïis envoyer [(fodqoe ^otef Oa & Toq^ ayex qffàqpa cwwnisgion poijr ay Arthur^ je compte passer ce soir par le château de Kuockwinnock.

^ Ol4hack pan^t se réveiller comme d'un songe^ et 3 bd di^ d'an tc^ou p<^S^t aoi^ dépit qu'il cherchait à dégmser : — VaàMookid^rm^ ou f y dounera à dîuer; à tu vas au presbytère età fijoock- .wi]^Ock.« t« u'a^ pas besoin d*y raconter ta sotte histoire. Et en même temps iljela à son tov une ofEirande dans le vieux chapeau df mepdiapt;, .

— Qui? moi I dit Édie : tKen me protège I ce n'est pas de moi qu'on saura jamais si ces pim^ ne soj^t pas là depuis le déloge. Mais on m'a dit queYotre Honneur a donné à Jdbn Howie acre pour acre de boçniBS terres en place de ce mauvais terrain. Or^ s'il vous a. fiât jf^sfiCT ces fondations pour d'anciens travaux » mon opinion bien sincère est que le marché ne peut tenir, et que vous le ferez casser en justice si vous voulez dire qu'il vous a trompé.

— ^ Fut-il .jamais un misérable plus impatientant? dit l'antîjq|aa^ ejpyure ses dents. H faudra que sa peau fasse connaissance fvec les verges de ^exécutel^r des hantes-œuvres. Et tachant de ydreodre un ton plu$ doux : — Ne vous mettez pas en peine i Edie ; toi|dt^ c^ n'est qu'une méprise.

— C'est .œ qjne j^ pensais, répliqoa son persécuteur, qui sem* bl^ prendns un malin ]^laisir à fa.ire saigner ses blessures ; c'est oa qpe j'ai touj[ours pei^é , et il n'y a pas encore long-temps que je ^^& 9^ hi^nèfe Gemmels ^ : Croyez-voust par exemple, que Son Hft|^g»y Id. ]Ù(onU;>aps aurait été assez fou pour donner de bonnes tpxes valant an moins cinquante shillings l'acre, pour un terrain ^ friche igd ne vaut pas une livre d'Ecosse ? Non , non , soyez bien Sik qpie Iç laird a été trompé par ce malin diable John Howie. — lAaîs,. que Dieu nous pro^tègel me r^pliquart-elle^ comment cela jest-iJposfiUie, v\i qpe le laird est si savant, et qu'il n'y a pas un J^omme comme lui dans tout le canton, tandis qu'à peine John JSoivie a-t-il assez de bon sens pour appeler les vaches et les faire si^itirde l'étable? — £h bien! eh bienl lui dis-je , fl aura attrapé le laîi^d cm lui contant quelque histoire de l'ancien temps I Je n'avais pas toit. Votre Honneur, car vous vous rappelez l'histoire du tnidle qu'on vous a fait passer pour unepièce d'ancienne monnaie.

, 1. .im nom 4p Gaunelf mpelle un nwndiant lloft conna «i Ecosse sons le non dThiiêré ^eAldnels. fféiiXL îratsi «n miteNni-Blev cra^ crtit êtn iWigoMli d'Ufe MyaiM» Vtfr rÀvertisstnait.

«BtOB pins dotoXj.wboiiuiie qui seotaMqiie $1» i^jmu^tîQiit ^t^îtà k nmrei djs «on wUgonisI» : — Va à MonkbwQis» le ^*^, ajouti^ tpil^ei qiAaadj'y serai arrivé, je t'œverrai «MlKimeiUedVUâaiit k eoisîiie.

^ Qiie Dieil réemqptêiiseyail^e Homi^

Ces mots fojpentpreaoncés arec te véritaUe acwKt Ai ij^y^iitnit •t , s'aîdaBt de soa b^toa armé d'une pewie, i^i&t, ilairaii 4^ Aût den^ pas dans la direction 4e BioiiUianva «gaaiidae mi^up*ii|ipt âoot à coup vers CXdbock : — Yefare HoiiAeUr s'i^st-tt la^ «ttéve^ lai demanda-t^il , Fargènt qu'il ayaît dén né p^ur le bedle^f

*— Malédiction I s^écria Tantiqitaire : va^en à tea afifiir^*

^>-' Allons, allons I Que Dién bénisse YiKre ffa^peur» J'eap^ 91e TDas ferez punir JobuHowie ^ vous en a^oir imposé, et q^e je yvftù aEssez ponr le Toir. A ce^ mots , le -vieuxc Bft^ldiant partie sans harasser plus long-temps M. (Mdbudi^ de soi^venirs qui n'étaient rien moins qu'agréable.

— Quçlestceirienif Mendiant si âunilier ? demanda Lofviel quand Edie fat assez éloigné ponr ne plosl'eni^idyre*

— Un des fléaux du pays. Je me suis toujours prononcé contre l'établissement proposé d'une taxe pour les pauvres et de maisons de charité , jtiais je crois que je changerai d'ayis pour faire enfermer ce vagabond. Un coquin semblable , à qui vous avez une fois accordé le gîte^^ devient aussi familier avec vous qu'avec son écuelle ; il s'attache à vous comme un de ces animaux si inséparables des gens de sa classe. Ce qu'il est I demandez - moi plutôt ce qu'il n'a pas été. On l'a vu tour à tour soldat ^ chanteur de ballades., chaudronnier ambulant , et le voilà mendiant. Il est g&té par notre noblesse , qui rit de ses pbdsoÂtviee^ ei qni cite les lM>n8 mots d'Edie OcMltrée conune ceux de Joe tfilkv ^^^^

— n parie , il me semble , très libronent^ el lnhbcné €SlF«iie de l'esprit.

— Oh <Kii> â est assez libve ; souvent il invente qndftie maudit m^isonge, bien improbable, nniqnrâient pour voiis tonr^ menter, comme rhistoire qn'il vient de nous raccmler. Cependant je ne publierai pas mon traité ayant d'avoir examiné la chose bien à fond«

— £n Angteterrenatelmendiant neseraitpas long^temps toléré.

«• Autour jpieuddiijmo 4'im Mcneil de fâcéUeifopul«ire».

48 t^ANflQUAiRie.

— Sans doute. Vos admimstratetii^' Ae paroisses et vos officiers de fK>li€e ne trotiveFaieBt pas grand seli ses bons mots; n&îsrîci ce maudit vagabond est une sorte de fléau priTUégié, un des derniers échantillons de l'ancien mendiant écossais-i qui faisait sa ronde dans un district particutiery et qui était le nouvelliste j le ménestrel et quelquefois l'historien de sa paroisse. Cependant ce drftle sait un plus grand nombre de vieilles ballades et de traditions que qui qnfe ce soit dans Fairport etles quatre paroisses voisines. Et après tout y continua-t-il en s'adoucissant à mesure qu'il faisait Fénumération des talens d'Edie, le maraud' n'est pas sans gaieté. Il ne s'est pas laissé abattre par la rigueur de son destin, et il serait cruel de lui refàser la consolation de rire aux dépens de ceux qui^sont plus heureux que lui. Le plaisir de in'avoit mystifié y comme vous autres gens du monde le diriez ^ va lui tenir lieu de boire et de manger pour un jour ou deux. Mais il £aut que je retourne à Monkbams , et que je lui parle encore y sans quoi il va débiter sa sotte histoire dans tous les environs.

A ces mots nos deux héros se séparèrent , M. Oldbuck reprenant:le chemin de son hosfdtium de Monkbaft'ns , et Lovel se dirigeant vers Fairporti où il arriva sans autre aventure.

Page 1