‹ Œuvres de Walter Scott (volume 3)Chapitre 41 sur 91 · I. Aacien]po«te^»ut. — a. Auteur d^àdUplastoars; fois · texte numérisé non relu

I. Aacien]po«te^»ut. — a. Auteur d^àdUplastoars; fois

de cet endroit-ci. Voas voyez Toos-même qa'il est commode d*a< voir une citchette à soi ; et qaoiqae je ne sois plus dans le cas d'en avoir besoin , et qpe j'espère, avec l'aide de la grâce divine, ne pins m'y trouver jamais , on ne sait à quelle tentation où peut être exposé ; et... en nu mot > je ne puis supporter l'idée de faire connidtre cette retraite à personne. Gardez une chose sept, ans, dit un proverbe , et vou^ tronverèz l'occasion de vous en servir. Qui sait si cette caverne ne peut pas eiicore un jour m'étre utUe, pour moi ou pour quelque autre ?

Ochiltree appuyait sur ce raisonnement avec une chaleur qui, malgré les lambeau^i; de morale et de piété dont il le revêtait, annonçait l'intérêt personnel qu'il y prenait , peut*étre par suite de ses anciennes habitudes: et Lovel ne pouvait guère chercher à le réfuter dans un moment où il profitait du secret dont le vieillard paraissait si jaloux.

Cet incident pourtant fut fort utile à notre héros, en écaftaBt de son esprit le souvenir du malheureux .événement qui avait terminé son duel , et en rallumant dans son ame l'énergie que ce malheur semblait y avoir éteinte. Il réfléchit qu'une blessure dangereuse n'était pas toujours mortelle; qu'il était parti avant que le chirurgien eût pu donner son opinion sur Tétat où se trouvait le capitaine Mac-Intyre ; qu'en mettant les choses au pire , il lui restait à remplir sur la terre des devoirs qui , s'ils ne pouvaient rétablir la paix dans son cœur et faire taire ses remords, lui fourniraient du moins des motifs pour supporter l'existence , et pour en alléger le poids par de honnies actions.

Tels étaient les senlimeus de Lovel quand arriva le moment où, d'après le calcul d^Edie | qui , par une méthode qu'il s'était faite sans le secours de l'astronomie, connaissait par l'inspection des astres toutes les heures de la nuit sans avoir besoin de montre on d'horloge, il, était temps de quitter leur retraite povn* se rendre sur le bord de la mer, ou le lieutenant Taffril avait promis d'envoyer sa chaloupe.

Us se retir^èrent par le même passage qui les avait conduits dans l'observatoire secret du prieur; et quand, sortis de la grotte, ils se trouvèrent dans le bois, les oiseaux, par leurs gazouillemenset même par leurs chants, annonçaient le lever prochain de l'aarore; de légers nuages couleur d'ambre qu'ils aperçurent du côté 'de l'orient, dès qu^étant sortis du bois ils purent étendre leur vue à l'horizon, confirmèrent ces présages. Le matin est, dit-on»

Pami des Mtiseft : l'impression qu'il produit sur le corps et sur rimagioation des hommes est probablement ce qui lui a valu cette réputation. Ceux mêmes qui , comme Lovel , ont passé une nuit dans la fatigue et l'inquiétude, sentent que Tair frais du matin rend la force et la Yiyacité à leur corps et à leur esprit. Ce fut dotic avec un nouveau courage et une nouvelle ardeur que Lovel suivit les pas du mendiant qui lui servait deguide^et qu'il traversa les dunes couvertes de rosée qui séparaient le rivage du bois de Sainte-Ruth , ainsi qu'on appelait la partie de la foret qui environnait les ruines.

Le premier rayon du soleil > lorsque son disque d'or sortit de l'Océan , toâiba sur le brick 'qui était en rade. La chaloupe était déjà prè^ du rivage à l'endroit indiqué , et Tafhril , enveloppé de son manteau , était assis sur la poupe. Dès qu'il vit Lovel s'approcher y il sauta à terre, et lui serrant la main, il l'engagea à prendre coarage. — La blessure de Mac-Intyre, lui dit-il, était dangereuse, mais laissait qudque espoir de guérison. Q avait eu^l'attention de faire porter secrètement à bord de son brick le bagage de Lovel ; et il se flattait, ajouta-t-il , que si M. Lovel voulait rester sur son navire, la pénitence d'une courte croisière serait la seule saite désagréable qu'aurait son duel. Quant à lui, il était maître de son temps et de ses mouvemens, sauf l'obligation indispensable de rester à son poste*

~ Nous parlerons à bord de ce que nous aurons à faire , lui répondit Lovel. Se tournant alors vers Edie, il s'efforça de lui mettre dans la main quelques billets de banque.

— Je crois , dit le mendiant en retirant sa main et en faisant un pas en arrière, que tout le monde est devenu fou, ou qu'on a juré de rainer mon métier, de même qu'on dit que trop d'eau ruine le meunier. Depuis deux ou trois semaines on m'a offert plus d'argent que je n'en avais vu dans toute ma vie. Gardée cela, mon bon jeune homme, vous pourrez en avoir besoin, croyez-moi ; et moi , je n'en ai que faire. Mon vêtement n'est pas d'une grande dépense, et l'on me donne tons les ans un manteau bleu et autant de groats ^ d'argent que le roi compte d'années : que Dieu le conserve I Vous et moi, capitaine Taffril, nous servons le même maître, comme ^OQs le savez ; vous voyez donc que je suis un vieux bâtiment qui i tons ses agrès. Quant à ma vie , je n'ai que la peine de la dè-

*' VaUni i6 sont environ.

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mander en faisant ma toarnëè; et au besoin vat jcâne dA YÎiig^ quatre heures ne m'efiraie pasi ear je me im oim règle d» nt jamais rien payer pour ma nourriture 9 de sorte que je n'ai \mm d'argent que pour acheter du tabac , et qa^lquefoés uq |ieth ttnt d'eau-de-vie quand le temps est trop froid, quoique je ne soie pifi ivrogne. Ainsi remettez vos billets dans votre poche 9 et dolule^ moi un shilling blanc de lis.

Sur les articles qu'Ëdie regardait comme istimemeiit liés aîec l'honneui* de sa profession vagabonde y il était d'airain et de dit' mant. Toute l'éloquence et toutes les prières du monde seraient venues se briser contre la fermeté de sa résolution. Lorel fat donc obligé de lui céder, et lui fit ses adieux en lui secouant affectneosement la main et en l'assurant qu'il n'oublierait jamais le service important qu'il lui avait rendu. Ensuite le tirant un instant i part, il lui recommanda le secret sur l'aventure dont ils venaient d'être témoins. *

— Soyez tranquille, répondit Ochiltree, jamais je n'ai parlé de ce qui s'est passé dans cette caverne^ quoique j'y aie vu bien des choses.

La chaloupe s'éloigna alors du rivage avec toute la vitesse qw pouvaient lui communiquer ^ix bons rameurt. Le vieaUard rafta quelque temps à la regarder ; et Lovel le vit «leore agitsr m Va son bonnet bleu comme pour lui faire ses aâiei|X> et se retiiff ensuite le long des sables pour repreinke le oourg dci se vie vagabonde,

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